dimanche 25 janvier 2009

Insuffisances des lois : le droit et les textes législatifs .



" S'il n'y a pas à proprement parler une science des lois, il est cependant une manière scientifique de légiférer "
.

Les lois " de notre monde "prononcées (par les textes législatifs) , établies (dans les sciences physiques et naturelles) , déclarées exemptes ( soustraites) de toute remise en question par les hommes en fonction des circonstances, des connaissances , des pouvoirs, doivent-elles être immuables et déclarées caduques (dépassées) ?

S'il n'est pas activement mêlé à la lutte des intérêts, le juriste [personne qui a de grandes connaissances juridiques, c'est-à-dire qui sont en rapport avec le droit (droit : ce que chacun peut exiger, ce qui est permis, selon une règle morale, sociale) qui se fait, s'exerce en justice, devant la justice ... et le pouvoir de faire régner ce droit] est naturellement porté à croire ( s'imaginer) que la vie sociale s'organise, et se meut sous l'empire absolu des lois : n'est-ce pas en effet à travers les lois qu'il a coutume d'apercevoir toujours la vie ?
Les textes législatifs fournissent à l'esprit des formules (des représentations implacables , inflexibles, définitives) généralement claires et précises (parfois contradictoires : tel ce cas où un agent du trésor public à qui vous demandez un avis au sujet d'un recours auprès de la justice, vous conseille de lui régler la somme demandée par elle ; vous suivez son conseil ; vous recevez quelques temps plus tard une lettre vous annonçant que : ayant payé la somme, vous avez reconnu vos torts, et donc l'affaire est close définitivement !) , dont la rigidité (l'intransigeance) , s'imposant au respect du juriste, doit nécessairement déformer pour lui l'aspect vrai des choses : n'osant s'échapper (" faire le mur de temps en temps ... " !) hors des textes, pour saisir (prendre en considération) le monde social dans toute son étendue, dans toute sa complexité et dans tout son mouvement, il en arrive à chercher la source unique du droit, non dans la société s'organisant d' elle-même, mais dans les rouages de l' État, spécialement investis, avec un monopole théoriquement exclusif, de la haute mission de frapper les règles officielles du droit consacré .
De cette vision professionnelle des relations sociales, et, pour ainsi dire, d'une illusion d'optique, est née la conception dogmatique du droit et de la loi .

Ces réflexions ne peuvent être évitées par aucun être humain .Nul n'est dispensé d'exercer son esprit critique, quelles que soient ses activités . Nous reviendrons sur ce thème après avoir posé d'autres problèmes cruciaux au sujet de la connaissance des choses et des êtres .

Bien à vous, Gerboise .

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