vendredi 23 mars 2007

Esquisse de l'évolution du Savoir depuis l'Antiquité.

Cours de grammaire,sculpté sur le campanile du dôme de Florence

ESQUISSE DE L'HISTOIRE DES
DIFFÉRENTS CONTEXTES QUI SONT A
L'ORIGINE DE L'ÉMERGENCE D'UNE
CORPORATION SINGULIÈRE QUI A RÉUSSI
A SE MAINTENIR DURANT HUIT SIÈCLES :
L'UNIVERSITÉ DE PARIS
.
Depuis l'époque où la vie apparut sur notre globe - dans un passé très éloigné, il y a trois milliards et demi d'années - tout ce qui vit n'a jamais cessé d'évoluer dans des contextes variés qui ont participé à cette évolution.
Il serait illogique de s'imaginer que la loi générale de l'évolution ne s'applique pas à l'homme et à sa pensée.
Il doit son existence à toute une longue série d'ancêtres ayant engendré de nombreuses civilisations ; si un seul maillon de cette chaîne avait manqué, l'homme, la société humaine et en particulier cette collectivité : l'Université dont il va être question dans cet historique, ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui.

La voie lentement, inexorablement suivie par l'homme, regroupé d'abord en clans, puis en sociétés de formes diverses, lorsqu'il commença à se différencier de ses lointains ancêtres, fut infiniment longue et complexe. Le langage enfin apparut ; beaucoup plus tard, l'écriture.
Ce fut un long chemin de misère et de souffrance, d'endurance et d'opiniâtreté, de défaites et de victoires.
En tout état de cause, une chose est bien certaine : quiconque prendra connaissance de ce chemin, et ceci à n'importe quel endroit du parcours, en suivant toutes les étapes jusqu'à nous, ne fut-ce que par une rapide esquisse, ne concevra aucune amertume de son humble origine.
Bien au contraire,il sera fier de ceux à qui rien n'a été donné sans peine et qui ont dû, dès leurs premiers pas, conquérir tout par eux-mêmes, à force de ténacité, de réflexion et de travail.
A quel moment situer le véritable commencement des choses, d'un phénomène et surtout d'un événement lorsqu'il s'agit des affaires humaines ? En particulier celui de "l'Université" dont nous devons narrer l'histoire et les vicissitudes.
"Tous les hommes désirent naturellement savoir" (Aristote)

Quel que soit le champ d'investigation : interactions dans la matière inerte ou vivante, interactions et communications entre les êtres humains, il est très difficile de saisir un moment crucial bien défini, une discontinuité ou une suite continue d'événements progressifs.

C'est l'éternel problème soulevé dès les pré socratiques dans la Grèce antique sur les rivages de cette Mer Égée, il y a plus de vingt-cinq siècles : ces penseurs, philosophes et scientifiques épris d'aventure intellectuelle, de soif de connaître, d'indépendance, de liberté et ces marins qui sont partis, regardant les étoiles dans le ciel, à la conquête du monde Méditerranéen et bien plus loin encore vers les routes de l'étain, vers ces "îles Cassitérides", vers les mines de Cornouailles...
Ce sont les Phéniciens, ces navigateurs intrépides, qui avaient bâti deux villes fortifiées : Tyr et Sidon sur les cotes du Liban actuel et, en peu de temps, au VIIIe siècle avant notre ère, ils avaient acquis le monopole du commerce sur les mers. Leur navigation au-delà des "Colonnes d' Hercule", le détroit de Gibraltar, pour aller chercher le minerai d'étain, la cassitérite. Ils commerçaient avec tout ce qui leur paraissait devoir leur procurer de bons profits.
Ils ont rendu, aux générations à venir, un service inestimable. Ils nous ont donné notre alphabet. Les Phéniciens avaient autrefois utilisé l'écriture inventée par les Sumériens en Babylonie. Mais, ils comprirent que les symboles de l'écriture cunéiforme, sculptés dans l'argile, leur faisait perdre inutilement beaucoup de temps.
Ils étaient des gens d'affaires, qui avaient crée les premiers bons d'options et les premiers marchés financiers du monde à l'occasion du financement de la construction de leurs bateaux. Ils n'avaient pas le loisir de passer des heures à graver les signes cunéiformes et tracer les hiéroglyphes un à un. Ils inventèrent un nouveau système d'écriture alphabétique très supérieur constitué de 22 lettres, l'ancêtre de notre système d'écriture actuel, modifié par la suite par les Grecs, puis par les Romains, et enfin par les moines Bénédictins en leur abbayes.
Cette avidité de connaître et de comprendre, de découvrir et d'inventer va survenir dans notre Europe. C'est le même problème qui se pose à nous pour situer exactement l'émergence de ce qu'on va appeler "l'Université" dans les temps médiévaux vers la fin du XIIe siècle.
Il va s'agir de proposer un cadre historique, celui dans lequel le concept d' Université (Universitas) se détache des structures antérieures.
Péripétie parmi d'autres ou événement fondamental ?
Certainement début d'une aventure qui va se répandre dans le monde et qui conduira deux siècles plus tard après la Renaissance Italienne à un renouveau qui constituera la deuxième naissance des activités scientifiques.
Cette grande aventure de l'intelligence humaine s'est singularisée au sein de la Civilisation Grecque Antique.
Il est nécessaire de s'y arrêter un instant car c'est l'ensemble des acquis de ces penseurs antiques qui fera l'objet de discussions sans fin dans toute l' Europe et en particulier à Paris à partir de la fin du premier millénaire de notre ère et sera à l'origine de la plupart des conflits d'idées.
Les Grecs savaient admirer !
Parce qu'ils admirent, ils veulent comprendre, et cette intelligence de la Connaissance s'est avivée dans l'ensemble de leurs cités indépendantes.
Nous avons situé la naissance de cette intelligence au fin fond de l'Humanité. Son enfance s'est développée avec les pré socratiques ; elle passera par un âge ingrat de son évolution avec les sophistes. Puis avec Socrate surviendra son adolescence. Elle arrivera à la période de maturité et de la Sagesse lorsque Platon fondera l'Académie (-387) et Aristote le Lycée en -336 .
Nous découvrirons la suite : Enfance de l' Intelligence, la semaine prochaine .
Bien à vous ,Gerboise.

3 commentaires:

acwo a dit…

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acwo
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l'inconnue de l'ermitage a dit…

Bonjour
Je suis "l'inconnue de l'ermitage" et mon vrai nom est Tristan Le Bras. Je n'est pas bien compris à quelle époque tout à comencé!

Gerboise a dit…

Il n'est pas possible,brièvement, de répondre à votre question,car il y a une ambiguïté :que veut dire "tout"?
Laissez votre numéro de téléphone à "l'Ermitage" si vous le désirez.
Meilleurs souvenirs de votre curiosité et acuité intellectuelle.