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mercredi 10 mars 2010

Réflexions sur les" Bourreurs de crâne"pour qui la notion de "Doute"est absente de leur esprit,de leur dessein,de leur morale.Seule la bêtise y sévit*

.

Troisième partie .

*, fait rage, se déchaîne ...

" Bourrage de crâne" : voir le commentaire du début de la première partie du Lundi 21 Décembre 2009 .

Après l'énoncé de l'ensemble des traits présentés à la fin de la deuxième partie, nous allons vous présenter aujourd'hui un exemple de l'action de ces bourreurs de crâne et des conséquences de ces désinformations [de ces manipulations qui relèvent d'une sorte de propagande] , à partir du thème du " Principe de précaution" que Claude Allègre de l'Académie des Sciences a développé dans son livre,d'une richesse et d'un réalisme surprenant pour qui ne connaît point ce personnage passionnant : Ma vérité sur la Planète, publié aux Éditions Plon -Fayard, en 2007, principe qu'il a qualifié de " Piège à cons " ( attrape- nigaud, traquenard ; piège grossier où seuls les cons [ les imbéciles ,les idiots], se laissent prendre) .
( vous pouvez agrandir le texte ci-dessus par un clic gauche et revenir ensuite à la page précédente)

Cet ouvrage avait déjà été cité en vu d'en recommander sa lecture dans un billet de notre blog du :

lundi 10 septembre 2007

Cet ouvrage, que Gerboise vous incite à lire, traite et explique avec un art digne d'un grand et véritable scientifique, de nombreux sujets concernant notre Planète bleue et l'influence qu'elle a eu au cours des derniers millénaires et qu'elle a , et aura toujours sur notre vie pratique actuelle et future .

Nous aurons encore l'occasion de revenir sur un certain nombre de thèmes qui y sont traités, au fil des billets et de nos textes, en vue d'étayer notre façon de développer notre esprit critique et notre capacité de jauger toutes les informations qui nous assaillent de toute part .

C'est dans le chapitre IV, intitulé : " La secte verte "que l'auteur précise et développe page 74, 75 et 76 ce principe de précaution et y dénonce ses méfaits . Les éléments qui structurent ces trois pages sont très importants pour que chaque lecteur de Gerboise puisse développer sa propre réflexion et son sens d'esprit critique . Voici ci-dessous le texte de Claude Allègre .

"" La force de frappe de la secte écologique, ce qui lui permet de proposer n'importe quoi, n'importe comment, n'importe quand (n'importe où, devant des publics incapables de " jauger "sainement des choses scientifiques et techniques et de leurs conséquences) , c'est le principe de précaution .

Il permet tout, il justifie tout .

Le principe de précaution est né en Allemagne sous la plume de Konrad von Moltke, en 1976, dans un rapport sur la protection de l'environnement . En 1986, il entre dans une directive du gouvernement allemand, et en 1992 il est repris dans les conclusions du Sommet de Rio (de Janeiro, Brésil) .
Voici comment le principe est stipulé ( énoncé comme condition dans un contrat, un acte) dans la Convention sur la diversité biologique :

Lorsqu'une menace pour l'environnement est " identifiée " , " l'absence de certitude scientifique totale ne doit pas être invoquée comme une raison pour différer les mesures qui permettraient d'en atténuer le danger " .

Ce libellé sera repris dans la Convention sur le littoral de Barcelone [1995], dans la Convention sur les cours d'eau et les lacs[ Helsinki,1992], dans l'accord Meuse-Escaut[1994] - qui n'est pas appliqué soit dit en passant .

Il sera utilisé par la Nouvelle-Zélande pour attaquer les essais nucléaires français auprès de la Cour internationale de justice[1995] .

Dans toutes ces déclarations, il y a un lien entre le degré de protection d'une part et l'évaluation scientifique de l'autre .

C'est ce qui est dit explicitement dans la déclaration de la Commission européenne auprès du Parlement européen et repris à la réunion du Conseil européen réuni à Nice du 7 au 9 décembre 2000 :

" Lorsqu'une évaluation scientifique objective et préliminaire indique qu'il est raisonnable de craindre que les effets potentiellement dangereux pour l'environnement ou la santé humaine soient possibles, il faut prendre, etc. "

Petit à petit le mot, le terme " évaluation scientifique " a disparu de l'énoncé .

Écoutons Hubert Curien ( Président du jury ,lors de la soutenance de ma thèse de Doctorat d'État es Sciences dans les années 1970 ; Ancien ministre de la recherche et de l'industrie,

Il est décédé dans sa propriété du Loiret, à Loury, le 6 février 2005, à l'âge de 80 ans. Ses obsèques ont eu lieu dans son village natal de Cornimont où il repose aujourd'hui.)


commenter ce que ce principe est devenu en France :

[ Dans le prochain billet de notre blog nous commenterons les propos " Science et connaissance des risques " de Hubert Curien ].

" La précaution conduit à envisager toutes sortes de choses qui ne peuvent être démontrées mais qui sont émotionnellement évoquées . On vous demande, quoi que vous fassiez, d'être en mesure de prévenir un événement qui n'est pas prévisible mais dont on ne peut dire qu'il n'aura pas lieu . "

Nous sommes passés dans l'imaginaire . C'est ce que j'ai intitulé " quand on ne sait rien, on prévoit tout " .

Un second aspect a petit à petit disparu, c'est le côté économique . Ainsi, Philippe Kourislsky et Geneviève Viney ont bien insisté sur le fait qu'aucune décision ne pouvait être arrêtée sans la prise en compte de l'analyse scientifique mais aussi des problèmes économiques et sociaux afférents (qui s'y rapportent) .

C'est ce qui avait été précisé aussi dans la loi Barnier qui stipulait " prévenir les risques ... à coût économique acceptable " .

Tout cela a disparu du discours actuel, ni la science ni l'économie ne sont en piste .

Le principe de précaution est devenu petit à petit " la précaution à n'importe quel prix ! "

Ainsi a-t-on dépensé 1,4 milliard d'euros pour le désamiantage de Jussieu (campus universitaire de ) .

Et Jacques Chirac, cédant à la démagogie et à l'illusion d'une seule réélection, a inscrit ce principe de précaution tronqué dans la Constitution avec l'approbation des socialistes !

Le principe de précaution, c'est l'arme contre le progrès,

et les hommes politiques de tous bords l'ont approuvé en ne comprenant pas que ce principe était un boomerang qui se retournera un jour contre eux, tous autant qu'ils sont : maires, présidents de conseils généraux et régionaux, ministres, Premier ministre, Président peut-être .

Avec ce principe, chaque accident doit logiquement conduire à la sanction de quelqu'un ! Cet accident était imprévisible ? Vous avez eu tord de ne pas le prévoir !
On a voulu théoriser, trouver un juste milieu entre les adages populaires, " On ne prend jamais trop de précautions " , et " Trop de précaution nuit ", si bien que l'

On a accouché de ce que j'appelle un "piège à cons " !

Chemin faisant, on a éliminé la notion de risque, c'est-à-dire la notion de vie .

La vie c'est le risque, le risque zéro n'existe pas, sauf quand on est mort !

Voilà la force de frappe écologique . Seuls les Européens se sont enterrés dedans, sans doute pour se handicaper un peu plus dans la compétition mondiale .

Sommes-nous tellement meilleurs que les autres ? ""

Enfin, en vue de vous inciter, une nouvelle fois, à lire ce livre instructif à beaucoup de points de vue, nous allons pour terminer, reproduire ci-dessous l'introduction, très significative de l'état d'esprit de l'auteur .

" " INTRODUCTION

L'homme menace sa planète . Il pollue, l'eau, l'air, les sols, les produits qu'il consomme . Il exploite les ressources naturelles et énergétiques comme si elles étaient inépuisables . Il détruit les forêts équatoriales . Il élimine des milliers d'espèces vivantes d'animaux ou de plantes .

Et l'on nous dit à présent qu'il menace le climat et que ce dernier deviendra invivable dans le prochain siècle .

Pour couronner le tout, on nous annonce une croissance démographique exponentielle (croissance exponentielle : qui croît très rapidement, de plus en plus vite au cours du temps) ! Face à ces dégradations, dont certaines sont irréversibles et que j'ai moi-même dénoncées en 1990, que faut-il faire pour éviter à nos enfants une situation tragique et ingérable ?

La totalité du discours (réquisitoires !) que l'on entend ces temps-ci, c'est d'une part le catastrophisme et d'autre part la recommandation d'un retour en arrière, d'un arrêt de la croissance économique, du non-développement du tiers-monde, bref, c'est l'arrêt du progrès . C'est l'avènement d'un monde de la frugalité .

Pour défendre cette manière de voir, on n'hésite pas à tout mélanger, à tout exagérer, afin d'inoculer (ici métaphoriquement : introduire, communiquer, transmettre dans la réflexion des individus, les germes d'idées toxiques ) aux populations traumatisées le pire des virus :

celui de la peur .

Ce livre est d'abord et avant tout une réaction contre un éco-intégrisme qui, s'il était mis en œuvre, mènerait nos sociétés, en particulier l'Europe, cible privilégiée des Cassandres (personnes qui font des prévisions alarmistes ...) , à la ruine, accroîtrait les inégalités et maintenant les pays du Sud dans leur sous-développement .

Loin de nier les dommages que l'homme fait subir à la planète, loin de nier les défis considérables que cela pose à nos sociétés, nous pensons à l'inverse qu'il ne faut pas tout mélanger : la débâcle de la banquise, la disparition du tigre du Bengale, la hausse du prix du pétrole, l'assèchement de la mer d'Aral, la disparition des thons en Méditerranée et la pollution des nappes phréatiques sont autant de problèmes distincts .

Il faut raisons garder .

La science a identifié ces menaces, la science est capable d'y apporter des solutions .

Loin de rejeter le progrès et de promettre à nos héritiers des conditions de vie spartiates (qui évoque les anciens citoyens de Sparte, leur frugalité, leur patriotisme) imposées par la contrainte, nous voulons démontrer que la stratégie doit être inversée .

Il faut faire de la résolution des problèmes écologiques le moteur de la croissance, du développement des pays du tiers- monde et de la réduction des inégalités . Et cela dans des sociétés démocratiques acceptant le diptyque (en deux parties) coopération-compétition, règle obligée de la mondialisation dans laquelle une Europe de progrès et de culture a toute sa place .

C'est un message d'espoir pour les millions d'hommes et de femmes qui souffrent et qu'on cherche à plonger dans l'ignorance, pour les jeunes qui s'interrogent et à qui je veux dire que les magnifiques défis qu'ils auront à relever leur donneront, comme à nous, le droit au bien-être .

Nous poursuivrons ces réflexions dans le prochain billet en nous aidant d'une publication de l'ancien ministre de la recherche et de la technologie .

Cordialement, bien à vous, Gerboise .

mercredi 13 janvier 2010

Réflexions sur les"Bourreurs de crâne"pour qui la notion de "Doute" est absente de leur esprit,de leur dessein,de leur morale.Seule la bêtise y sévit*

.
Deuxième partie .

*, fait rage, se déchaîne ...

" Bourrage de crâne " :voir le commentaire du début de la première partie du Lundi 21 Décembre 2009 .

Après avoir mis un point final à la première partie par cette affirmation :

L'endoctrinement est donc la répression de la pensée .

Nous allons poursuivre cette analyse en précisant des éléments indispensables à la " cohérence " ( aux rapports étroits d'idées qui s'accordent entre elles) dans la connaissance de l'ensemble des données concernant ce sujet enrichissant pour nos relations avec le monde qui nous entoure .
Nous ne pouvons réprimer la pensée avec les méthodes qui permettent de l'éveiller .

Et pourtant, l'acte d'endoctriner, cette sorte de " fanatisme " de ceux qui ont une passion, une admiration excessive ,pour quelqu'un ou pour quelque chose, n'est ni un dressage, ni une pure contrainte .

La force brute peut faire agir et parler, il est douteux qu'elle puisse faire croire .

Pour endoctriner : " faire la leçon à [quelqu'un] pour le gagner à une doctrine, à un point de vue " , il faut aussi des faits et des preuves ; il faut, dans une certaine mesure, faire appel à la raison ( faculté qui permet à l'homme de connaître, de juger et d'agir conformément à des principes bien définis ) .

C'est toujours une pensée qui réprime la pensée .

On pourrait dire que l'enseignement véritable s'oppose à l'acte de donner une croyance, une opinion toute faite, qui implique dogmatisme chez celui qui enseigne et absence d'esprit critique chez celui qui apprend, en ceci qu'il est purement intellectuel et dépourvu de toute objectivité . Mais c'est vraiment trop simpliste .

L'enseignement est la partie de l'éducation qui forme l'intelligence et non la sentimentalité pure, la connaissance intuitive, l'affectivité, la sensibilité, la délicatesse, la finesse, en un mot : l'humanité ; ni l'émotion lors des interactions humaines et animales ( à ce propos, il faut citer un téléfilm français présenté le Samedi 9 Janvier 2010 sur la chaîne de télévision France 2 : Des fleurs pour Algernon,[ la petite souris cobaye] , [comédie dramatique de David Delrieux, 2006] , avec des acteurs " sublimes " dans leur interprétation : Julien Boisselier, qui interprète le personnage de Charles Gaessler ; Hélène de Fougerolles qui incarne Alice ; Marianne Basler : Sonia Brugère . Thème : Un jeune homme simple d'esprit subit un traitement expérimental destiné à développer ses capacités intellectuelles , mais son affectivité pour autrui s'évanouit au fur et à mesure que son intelligence matérielle progresse... ! Cette histoire prenante, magnifique et bouleversante, aborde avec finesse et sensibilité le thème de la différence et des expérimentations hasardeuses ... La fin , à laquelle on ne s'attend pas du tout ," des fleurs pour la souris Algernon " est délicieuse et pleine de réflexion en ce qui concerne les véritables valeurs humaines . C'est une très belle leçon digne de l'humanisme ) .

Or, de même que l'intelligence est inséparable de la personnalité tout entière, l'enseignement est inséparable de l'éducation .

Apprendre n'est pas seulement devenir plus instruit, mais autre . .

Autre, c'est-à-dire soi-même, mais soi-même libéré, délivré d'une confusion, d'un préjugé, d'une impuissance . Et c'est pourquoi l'enseignement [livrer aux autres ses propres connaissances] est joie ; quand un être humain quel qu'il soit, arrive à comprendre un théorème ou à saisir le sens d'une oeuvre d'art, peinture, musique classique, sculpture, poème ... , c'est comme une soudaine aurore qui se lève en lui .

La première motivation, et de toutes la plus efficace, est précisément la joie de trouver, de comprendre, de créer .

La vraie récompense d'apprendre, c'est d'apprendre .

L'opposition de l'endoctrinement à l'enseignement n'est pas celle de la passion à la raison ; elle se situe à l'intérieur de la passion elle-même et s'exprime par deux adjectifs qui dérivent de ce mot : " passionné " et " passionnel " .

L'enseignement peut être passionné ; l'endoctrinement n'est que passionnel .

D'abord parce qu'il est entièrement dominé par la passion . La raison n'est plus alors un instrument de recherche et de preuve mais une arme . Et tous les arguments que la passion utilise - car la passion est " raisonneuse " - seraient abandonnés pour d'autres s'il le fallait .

La pensée n'est pour la passion qu'un moyen ; elle n'est pas détruite mais alliénée, en ce sens qu'elle ne dépend plus, en dernière instance, ni du penseur ni de l'objet pensé .

On le remarque encore mieux dans l'idéologie, (ensemble des idées, des croyances et des doctrines propres à une époque, à une société ou à une classe ) cette passion collective .

L'endoctrinement est donc un système d'enseignement qui emprisonne au lieu de libérer .

Aussi la joie, la joie de trouver, de comprendre, de créer, en est-elle exclue .

L'esprit sectaire, fanatique, dogmatique, en un mot doctrinaire ( personne qui se montre étroitement attachée à une doctrine [ ensemble de notions qu' on affirme être vraies et par lesquelles on prétend fournir une interprétation des faits) , n'a rien de joyeux .

Et les passions, les idées fixes qui le dominent sont des passions tristes : le chagrin, la crainte, l'anxiété, l'envie, la haine .

Le chagrin, car le doctrinaire - endoctrineur ou endoctriné, peu importe - n'est pas libre .
Ce n'est pas vraiment lui qui pense quand il pense, c'est la communauté à laquelle il appartient . Et la seule joie qui lui soit accordée n'est pas celle de comprendre, mais le plaisir sadique que procurent les douteuses victoires du ressentiment ( le fait de se souvenir avec animosité des torts qu'on a subis ) : " Je vous l'avais bien dit ! " , " Ça va lui apprendre ! " , sont les expressions de cette joie empoisonnée .

La crainte, car n'osant pas penser par lui-même, il se réfugie dans la relation dominant/dominé . Tantôt maître, tantôt esclave, il n'est pas libre .

L'anxiété , la raideur du doctrinaire, son absence d'humour témoignent d'un manque de confiance en soi, en tout cas de la peur de tomber dans le scepticisme ; aussi réprime-t-il la pensée non seulement chez les autres mais en lui .

L'envie , l'esprit doctrinaire tend à dénigrer, par une crainte torturante de devoir admirer .
Qu'est-ce l'envie ?

Précisément ce qui lui manque le plus : le courage de penser par soi-même et d'être soi .

La rencontre d'un esprit libre lui est insupportable , parce qu'il y voit l'image de ce qu'il aurait pu devenir s'il l'avait voulu : " Et tout son art, qui est souvent profond, est de fâcher chacun contre soi, et de recruter des envieux " , dit Alain dans un de ses Propos .

La haine est à la fois le paroxysme de toutes ces passions et ce qui résume ce qu'elles ont de triste . La haine n'est pas seulement le besoin d'écarter, d'excommunier ; à base d'humiliation et d'impuissance, elle est le désir torturant d'humilier en retour, d'affirmer sa supériorité en rabaissant l'autre . Les gens que les sectaires haïssent le plus ne sont pas les sectaires d'en face, mais ceux qui ne le sont pas, les esprits indépendants qui refusent d'entrer dans le conflit manichéen ( qui suit un schéma de pensée dans lequel il y a du bon et du mauvais dans l'ordre des choses et des êtres ; avoir une vision manichéenne du monde, où le bien s'oppose au mal, sans juste milieu) . La haine est la passion des vaincus qui ne peuvent ni ne veulent surmonter leur défaite ; elle peut bien se manifester par la violence : ses convulsions ne prouvent que son impuissance .

L'esprit doctrinaire est aveugle, car il est dominé par des passions qui l'empêchent de comprendre l'autre et détruisent tout dialogue . Il est triste, car les passions qui le dominent résultent d'une impuissance qu'elles contribuent à aggraver . Et si l'enseignement a pour but de libérer la penser, sa mission n'est pas de tuer la foi, mais la haine .


Les traits qui vont suivre, caractérisent aussi bien un " endoctrineur " qu'un " endoctriné " : en principe c'est le même homme, fort-faible, tenace-versatile, résolu-lâche, autoritaire-conciliant ...

Images, représentations de ces deux types de personnages :

Lorsque nous jugeons de l'action d'endoctriner à ses résultats, nous pouvons essayer de brosser un portrait de ces personnages : un portrait robot d'une sorte de robot, d'automate sans âme, mais malfaisant, que nous devons bien définir afin de maîtriser les effets néfastes, conséquences de ces phénomènes .

Tout d'abord, il s'agit de la tendance à masquer les faits qui dérangent ces personnages , et de les masquer : on néglige le développement de ces éléments et parfois on les néglige carrément . Ce qui est scientifiquement inconcevable, inadmissible .

Ensuite, doit être pris en considération le caractère unilatéral (qui provient d'un fait unique , qui n'intéresse qu'un seul élément lorsque deux conceptions sont en question) de leurs arguments ; ils ne sont pas des 'hommes qui pèsent le pour et le contre ; ou tout leur est pour, ou tout leur est contre .

Puis, le troisième n'est pas son absence de logique, mais le caractère complexe de sa logique : pétitions de principe, raisonnements illégitimes, équivoques des termes utilisés, etc.

La quatrième caractéristique est un recours à la rhétorique (éloquence creuse, purement formelle) précisément pour masquer les failles (les défauts) de sa logique ; la métaphore ( procédé de langage qui consiste dans une modification de sens) , l'euphémisme (adoucissement d'une idée désagréable, erronée, odieuse ou triste, en la déguisant sous une expression qui n'est point l'expression propre de cette idée) , l'hyperbole ( figure de style qui consiste à mettre en relief une idée au moyen d'une expression qui la dépasse) sont ses figures favorites .

La cinquième , est l'aspect figé de son langage, l'abus des formules toutes faites, des clichés, des slogans, tenus pour autant d'évidences ; c'est une pensée par " prêt-à-penser " .

La sixième, qui explique les précédentes, est la crainte de douter, de " changer d'idées " , d'avoir tort, de ne pas savoir : la crainte de penser .

La septième caractéristique, qui découle de la précédente, est la haine envers tous ceux qui peuvent déranger ses certitudes, de tous ceux qui pensent .

La huitième est un certain manichéisme ( conception dualiste du bien et du mal comme deux forces opposées) à l'égard des valeurs, des doctrines ou des hommes qui les incarnent ; pour lui tout ce qui n'est pas blanc est noir, tout ce qui n'est pas vrai est faux, etc.

La neuvième est l'absence d'autocritique, de recul envers soi ; il peut sans doute faire preuve d'un esprit critique fort subtil, mais toujours à l'égard de l'adversaire [jamais envers soi ! ] .

La dixième spécificité est la confusion constante entre l'ordre de la force et l'ordre de la raison, entre le chantage et l'argument, entre la soumission et l'adhésion, entre le fait de vaincre et le fait de convaincre .

La onzième caractéristique est un mépris de l'homme ; l'homme n'est jamais pour lui qu'un moyen de servir sa cause, ou qu'un obstacle qu'elle doit écarter .

Enfin la douzième qualité est l'absence d'humour ...


Tous ces traits précédents caractérisent autant l'endoctrineur que l'endoctriné : en principe c'est le même type d'homme . Il n'est sans doute pas nécessaire qu'ils les ait tous ensemble ; encore qu'il soit difficilement concevable qu'un seul n'entraîne pas tous les autres . Ainsi il arrive qu'un doctrinaire fasse preuve d'humour ; mais il vient toujours un moment où, devant la résistance des faits, l'humour grince .

Nous pensons que le développement actuel ,que nous vous avons jusqu'à présent présenté sur ce redoutable sujet, est resté à la surface des choses . Nous essayerons de pénétrer au plus profond des problèmes pouvant se poser dans la réalité des connaissances et de leurs applications fonctionnelles , car les conséquences sont toujours considérables .

Cordialement , bien à vous, Gerboise .

lundi 21 décembre 2009

Réflexions sur les "Bourreurs de crâne"pour qui la notion de "Doute"est absente de leur esprit,de leur dessein,de leur morale.Seule la bêtise y sévit*


Première partie
.

* ,fait rage, se déchaîne ...

" Bourrage de crâne " : L'image est : garnir par la force l'esprit d'idées ; c'est un synonyme pittoresque de " propagande intensive[ et trompeuse] " ; c'est une sorte d'endoctrinement, c'est-à-dire une action comme chercher à gagner quelqu'un, une foule, un peuple, à une opinion . Il s'agit d'endoctriner, donner une croyance, une opinion toute faite, implique dogmatisme chez celui qui enseigne, qui manipule, et absence d'esprit critique chez celui qui apprend, qui reçoit .

Gerboise aimerait vous faire prendre conscience, analyser pour vous tous les aspects d'un phénomène pernicieux (nuisible moralement) , dans le but d' éveiller votre esprit critique . Nous aimerions attirer votre attention sur un exemple didactique (qui vise à instruire) de désinformation qui sévit actuellement et dont le " matraquage " médiatique généralisé ne fait pas honneur à l'esprit scientifique des habitants de notre " douce France " . Cet esprit scientifique qui devrait en toute circonstance régner et nous permettre, si nous le faisions notre, d'être capable de " jauger " ces soi-disant faits [ et d'autres valeurs très importantes pour accéder à la réalité ] qui nous sont systématiquement dissimulés, escamotés, soustraits à notre réflexion . Il sera nécessaire de reconsidérer , remettre en question, minutieusement, tous les "on-dit " que l'on nous propose .

C'est pour ces raisons, que nous allons vous présenter, dans une série d'articles que nous vous proposerons sur ce thème ,commencer par le rôle des passions dans cette action néfaste qu'est la manipulation, en vous dressant les portraits des endoctrineurs, mais également des endoctrinés que nous sommes parfois nous-mêmes , malheureusement ! La bêtise, quelquefois la naïveté, l'ignorance, se substituent à la subtilité, à l'intelligence, à l'esprit critique ...! , au bon sens ; il s'agit d'un manque de jugement, de savoir ; la bêtise est dans tout ce qui provient de l'ignorance, d'un esprit sans portée, d'une intelligence sans lumière, et même parfois d'une intelligence distraite ou mal informée de certaines choses .

Revenons à l'endoctrinement, dans tous les cas où il sévit, nous pouvons constater, en effet, qu'une violence est faite à l'individu et qu'elle a pour but de le contraindre à croire .

L'endoctrinement, sous toutes ses formes, est répression de la pensée .

Et si l'enseignement s'en distingue, c'est bien parce qu'il a pour intention, pour finalité, pour dénouement, la pensée intime, profonde de chacun .

La pensée, c'est-à-dire le pouvoir d'examiner, de comprendre, de juger .

Une pensée avant d'être vraiment elle-même,personnelle, doit-être mise en question active, doit être libre et méthodique .
La compréhension elle-même n'est pas étrangère à l'endoctrinement, car il est impossible de croire sans rien comprendre à ce que l'on croit . Il est nécessaire de donner des raisons à ceux qu'on endoctrine, qu'on veut subjuguer [embobiner !] , mais des raisons unilatérales [des arguments d'avocats !] de telle sorte que [la victime], les victimes,...les foules ...! deviennent complices . La raison est alors une arme, un moyen fallacieux, perfide, trompeur,au service d'une passion, d'un esprit manipulateur .

Comprendre, au contraire, implique le pouvoir non seulement d'abstraire, mais de s'abstraire de son propre point de vue .

Quant au jugement, il est précisément ce que l'endoctrinement supprime, le remplaçant par le pré-jugé , qui est encore un jugement, sans doute, mais monté d'avance, préfabriqué .

Si le but de l'enseignement, de l'information ,devrait être la formation du jugement vrai, son premier soin serait de former le vrai jugement, c'est-à-dire la pensée personnelle, sans laquelle la vérité ne signifie rien ; en ce sens, une erreur qui provient de l'élève ,et/ou de tout être humain quel qu'il soit, est pédagogiquement préférable à des vérités, que ces personnes, reproduisent sans les comprendre .
Le vrai jugement, cette capacité de décider par soi-même, est la condition première du discernement authentique .
Ce dernier jugement objectif implique à la fois l'examen et la compréhension de son objet ; juger vraiment, c'est se déterminer par la chose minutieusement définie, en faisant taire ses propres passions ; c'est se demander à chaque instant, pour chaque entité, ce qu'en penserait n'importe quel esprit impartial ; ce serait de se décider non pas en individu, mais en homme, en citoyen averti,humainement, personnellement et socialement responsable .
Toutefois, si l'on doit juger, c'est-à-dire décider, c'est qu'on ne comprend pas tout .

Juger revient donc à prendre un risque, mais librement, en toute connaissance de cause .

Lucidité et liberté, telles sont donc les conditions du vrai jugement, celles précisément que détruit l'endoctrinement, en remplaçant l'acte de juger par le déjà jugé, la responsabilité par la dépendance, le risque par le dogme .

Examiner, comprendre, juger, voilà précisément ce que personne ne peut faire à ma place .

C'est pourquoi l'honnête homme qui a l'intention de créer une réflexion de haute qualité chez quiconque, ne s'indigne pas quand ses interlocuteurs ne pensent pas comme lui : n'est-ce pas la preuve qu'ils pensent ?

L'endoctrinement est donc la répression de la pensée .

Nous poursuivrons cet examen dans un prochain billet dans lequel nous prendrons en compte le rôle des passions dans l'endoctrinement. Nous présenterons également les portraits réalistes des endoctrineurs et des endoctrinés et les conséquences de leurs comportements.

Cordialement, bien à vous, Gerboise .