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mardi 28 avril 2009

Jeanne d'Arc: l'Héroïne de Domrémy . En souvenir de celle qui fut capable de cette prodigieuse émulation* sans bornes dans notre douce France !



* sentiment qui porte à égaler ou à surpasser quelqu'un en mérite personnel , en savoirs de toute nature , en travail productif , en influence efficiente et positive sur les autres ... quels qu'ils soient .

Nous avons repris la Préface d'un très bel ouvrage publié vers 1889 par Marcel Poullin aux Éditions Marc Barbou et Cie, Limoges, Rue Puy-Vieille-Monnaie : " L'Héroïne de Domrémy " , pour honorer Jeanne d'Arc , pour participer aux fêtes de ce mois de Mai 2009 et commémorer ainsi le souvenir de cette fille de Lorraine devenue une des plus glorieuse, illustre et prestigieuse Dame de France .

PRÉFACE de l'auteur,

. " Venir, après Michelet , après Wallon, après Henri Martin et tant d'autres historiens, présenter une histoire de Jeanne d'Arc peut paraître quelque peu téméraire .

Il n'est point d'éditeur, en effet, dont le catalogue ne possède, au moins une fois, ce titre ; comme il n'est point de Français qui n'ait lu, dans un livre, au moins, avec l'intérêt et l'admiration qu'elle commande, la vie si étrange et si glorieuse de l'humble bergère de Domrémy .

Nous croyons, cependant, que l'ouvrage que nous offrons aujourd'hui à la jeunesse française méritera, par un point surtout, d'attirer et de fixer son attention .

A l'époque où nous vivons, Vers 1889, au lendemain de la plus effroyable catastrophe dont la France ait été frappée [ Guerre de 1870] , depuis le jour à jamais néfaste où un roi dément ( Charles VI " le fol ") et une reine criminelle cédèrent, par un traité de Troyes, le royaume de France à un roi d'Angleterre ( Henri V) ; au lendemain, disons-nous, d'une catastrophe comme celle de 1870, il est bon, il est salutaire, de montrer à nos enfants comment, dans des circonstances plus terribles encore, leur pays fut arraché des mains de l'étranger, par l'intervention miraculeuse d'une femme, d'une enfant .

Ils verront, en lisant ces pages, à la fois si tristes et si réconfortantes, qu'il ne faut jamais, aussi grand que soit le malheur qui nous accable, désespérer du succès, quand la cause pour laquelle on lutte est celle du droit et de la justice .

Ils verront que tous les moyens sont bons à la Providence, pour manifester son intervention protectrice dans les choses d'ici-bas, et que, ceux de ces moyens qui nous paraissent les plus extraordinaires, les plus invraisemblables, sont ceux-là mêmes dont elle se sert, parfois, pour nous faire triompher .

Ils verront, enfin, comment la pauvre fille des champs qui fut l'instrument de notre salut, par l'ensemble des vertus sublimes qui l'animaient, et par son ardent patriotisme, a mérité d'être placée au premier rang des enfants que vit naître cette terre de France, si féconde pourtant en justes(qui se comportent, qui agissent conformément à la justice, à l'équité, cette vertu qui consiste à régler sa conduite sur le sentiment naturel du juste et de l'injuste) , en génies et en héros .

Les annales des peuples n'offrent aucun autre exemple d'une incarnation aussi pure et aussi élevée que celle de Jeanne d'Arc . Sa grande et merveilleuse figure est unique dans l'histoire .

Cela ne suffit-il pas pour nous tracer notre devoir et nous soutenir dans les épreuves les plus terribles ?

La vierge lorraine possédait, entre tant d'autres, deux vertus primordiales :

La Foi et l'Espérance !


Comme elle, conservons ces deux vertus ineffaçablement gravées au fond du cœur, et, quels que soient les coups qui nous frappent, ne désespérons jamais du lendemain : ayons foi dans les destinées de la patrie française .

La France a, pour la protéger, un palladium (une garantie, une sauvegarde) que rien ne saurait lui ravir : c'est l'ombre même de sa glorieuse héroïne . Tant qu'elle fixera sur elle ses regards, nul ne pourra jamais dire :

.......................................................... FINIS GALLIAE ! ........................................... "

Bien à vous, cordialement et respectueusement, Gerboise .

jeudi 22 mai 2008

A toutes les Mères du monde entier [ nos Mamans ! ], surtout celles qui dans des événements récents, ont perdu leurs enfants !Tendresses .

Sans oublier cette très digne " mère "! couvant du regard ses petits avec une grâce majestueuse, la blancheur éclatante et soyeuse de son plumage, elle épie avec sa noble aisance, d'où émerge une sensation de fierté, tous les intrus qu'elle saurait combattre et vaincre, sans jamais attaquer, par sa seule présence . (La mare aux palmipèdes, mai 2008, la Ferme du bout des près ) .

Consulter la page Web : www.lafermeduboutdespres.com

Voici de beaux poèmes de Théodore de Banville, 1823-1921, poète d'une rare virtuosité et d'une verve étincelante, d'une éloquence et d'une inspiration sans limites . Il cherchait la perfection de la forme, ici dans une œuvre d'art patiemment travaillée : Les Cariatides, 1842, Éditions Fasquelle . Ces merveilleux textes honoreront , rendront hommage à toutes nos Mamans et salueront noblement celles qui ont mis au monde depuis toujours (!) toute l'humanité .

"A ma mère "

" Lorsque ma mère et moi, dans les forêts profondes,
Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,
En nous baisant au front tu nous appelais fous,
Après avoir maudit nos courses vagabondes .

Puis, comme un vent d'été confond les fraîches ondes
De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,
Lorsque tu nous tenais tous les deux sur tes genoux,
Tu mêlais en riant nos chevelures blondes .

Et pendant bien longtemps nous restions là blottis,
Heureux, et tu disais parfois : O chers petits !
Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille !

Les jours se sont enfouis, d'un vol myst
érieux,
Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille
Fleuri dans ton sourire et brille dans tes yeux ."

" Ô ma mère "

"
Ô ma mère, ce sont nos mères
dont les sourires triomphants
bercent nos premières chimères
dans nos premiers berceaux d'enfants .

Donc reçois, comme une promesse,
ce livre où coulent de mes vers
tous les espoirs de ma jeunesse,
comme l'eau des lys entr'ouverts !

Reçois ce livre, qui peut-être
sera muet pour l'avenir,
mais où tu verras apparaître
le vague et lointain souvenir
de notre enfance dépensée
dans un rêve triste ou moqueur,
fou, car il contient ma pensée,
chaste, car il contient mon cœur ".

" A ma mère "

Madame Élisabeth Zélie de Banville .

" Mère, si peu qu'il soit, l'audacieux rêveur
Qui poursuit sa chimère,
Toute sa poésie, ô céleste faveur !
Appartient à sa mère ...

...Notre mère enchantait notre calme sommeil,
Et comme elle, sans trêve,
Quand la foule s'endort dans un espoir vermeil,
Nous enchantons son rêve .

Notre mère berçait d'un refrain triomphant
Notre âme alors si belle,
Et nous, c'est pour bercer l'homme toujours enfant
Que nous chantons comme elle ...

...Ô toi dont les baisers, sublime et pur lien !
A défaut de génie
M'ont donné le désir ineffable du bien,
Ma mère soit bénie .

Et, puisque celle enfin qui l'a reçu des cieux
Et qui n'est jamais lasse,
Sait encore se faire un joyau précieux
D'un pauvre enfant sans grâce .

Va, tu peux te parer de l'objet de tes soins
Au gré de ton envie,
Car ce peu que je vaux est bien à toi du moins,
Ô moitié de ma vie ! "

Février 1842 .

En attendant dimanche, bonnes fêtes, à toutes les Mamans . A bientôt , Gerboise .



jeudi 20 mars 2008

Le Printemps va-t-il arriver bel et bien (!) en ce 20 Mars ; le froid dans Lutèce n'a pas dit encore son dernier mot... malgré ... ?






Que signifie ces sous-entendus ? Devons-nous " absorber " ("gober", croire sans une once , une miette d'esprit critique ) ce que certains nous clament à chaque instant ? Ne pouvons-nous pas , même un court instant , "revenir sur Terre" , et entrevoir subrepticement ou au grand jour (nous sommes des scientifiques ! ) , exhaustivement , toutes les autres éventualités , avant de mettre un point final dans les dédales ( [du nom de l'architecte qui construisit le labyrinthe de Crète] , désigne quelque chose de plus abstrait que labyrinthe, lieu plein de détours et construit de telle manière qu'il est la plupart du temps, une fois qu'on y est entré, difficile d'en sortir ) de nos pensées ?




Il nous faut revenir à " notre printemps " , après cette digression (parenthèse) cependant indispensable .




Ces deux poèmes , le premier de Théodore Bainville (1823-1891) ; et le deuxième de Sully Prudhomme ( 1839-19O7) chantent les joies et les peines liées au renouveau .




Les Roses du printemps




Le printemps rayonnant, qui fait rire le jour


En montrant son beau front, vermeil comme l'aurore,


Naît, tressaille, fleurit, chante et dans l'air sonore


Éveille les divins murmures de l'amour .




O sylphes ingénus (1) , vous voilà de retour !


De mille joyaux d'or la forêt se décore,


Et blanche, regardant les corolles éclore,


Titania (2) folâtre au milieu de sa cour .




A travers l'éther pur dont elle fait sa proie (3),


Tandis que la lumière, éclatante de joie


Frissonne dans la bleue immensité des cieux .




Beauté qui nous ravis avec tes molles poses,


Dis, n'est-ce pas qu'il est doux et délicieux


De plonger follement ta bouche de roses ?




Flux du printemps




La rose éclora tout à l'heure,


Et l'on attend qu'elle ait souri,


Éclose, on attend qu'elle meure .


Elle est morte, une autre a fleuri .




(1) Sylphes, elfes, génies, lutins (les esprits) ;


(2) Titania, nom d'un des satellites de la planète Uranus .


(3) image , il s'agit de l'oxygène de l'air absorbé par la chlorophylle des feuilles .




Nous voici donc au printemps ; nous devrions être pleins d'illusions ; nous sommes inexorablement optimiste ... Pourquoi ? Parce que l'optimiste se trompe autant que le pessimiste, mais il est beaucoup plus heureux ! mais cependant réaliste .




Bien à vous, Gerboise .