Affichage des articles dont le libellé est Sujet de réflexion sur nos capacités de réagir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sujet de réflexion sur nos capacités de réagir. Afficher tous les articles

dimanche 21 mars 2010

Le laisser-aller*,le relâchement,la désinvolture et le désir d'absence de contraintes: un malheur,un fléau**,un désastre***qui peut nous ronger **** !




Dans la partie supérieure : Entrée de la grande Chartreuse ; juste ci-dessus : Vue générale de Grenoble, ville natale de Stendhal . Cette ville provinciale à l'époque de l'auteur de la Vie d'Henry Brulard et plus tard de la Chartreuse de Parme , était pour Stendhal une de ces bourgades provinciales où les esprits végètent ; d'où ses craintes pour sa sœur Pauline .

" Tout ce qui est bas et plat dans le genre bourgeois me rappelle Grenoble, tout ce qui me rappelle Grenoble me fait horreur, non, horreur est trop noble, mal au cœur " .


Paysage du Massif de la Grande Chartreuse .
.

" Il faut secouer la vie ; autrement elle nous ronge ".

Stendhal, , Henri Beyle, écrivain français, 1783-1842, [lettre à sa sœur Pauline du 4 Septembre 1809] .

* laisser-aller : négligence dans les manières, dans la conduite, qui fait qu'on se laisse entraîner par ses penchants vers la mollesse ou la paresse ; abandon de toute dignité .
** fléau : personne ou chose nuisible, qui peut anéantir, désorganiser profondément et définitivement ce qui est actuellement viable .
*** désastre : insiste sur les dégâts irréparables causés par l'événement .
**** ronger : détruire peu à peu, subrepticement, sournoisement .

Ce message à sa sœur, de ne pas se laisser dévorer par la médiocrité d'un milieu dans lequel elle se trouvait, dans lequel elle s'étiolait ( s'étioler, dépérir, décliner, s'atrophier ; décadence des personnes privées [d'air, de lumière] dans notre conteste, d'une énergie vitale ) est plein de sagesse .

Ce conseil est l'un des plus riche de conséquences que l'on puisse vous présenter .
Au point de vue de la notion actuelle de réussite professionnelle, les états d'âme de Stendhal, se sont souvent posé en ces termes : comment réussir socialement sans devenir moralement un médiocre .
Il exècre ( exécrer : avoir de l'aversion [détester] , du dégoût pour quelqu'un, pour quelque chose ) ce qu'il appelle les âmes basses, ou les âmes plates, en fait les âmes dont la vie s'est retirée . Il n'apprécie pas certains milieux des provinces à son époque dans lesquels les esprits perdent leur dignité, leur hauteur, s'engourdissent, s'endorment, s'ankylosent, " se rouillent " et meurent .

Il faut lire ces lettres de Stendhal à sa sœur où apparaît déjà cette " altitude " , cette hauteur qui caractérise celui qui écrira plus tard " Le Rouge et le Noir " et dans lesquelles figurent par moments des traits de génie dans l'écriture comme celle-ci :

" On perd son feu (son ardeur, sa flamme) à vouloir le communiquer à des morceaux de glace " ( à des gens sans âme, sans envie de progresser) .

Rester intellectuellement et moralement vivant, éviter de se figer dans un dogme ou dans une routine, maintenir, conserver, même s'il en coûte, les droits de la conscience errante .

Inspirons-nous de Sainte-Beuve ( écrivain français ,1804-1869 , journaliste au journal Le Globe à vingt ans et déjà critique littéraire) qui dans les Nouveaux Lundis énonçait la nécessité d'une constante vigilance ( par exemple, à notre époque, de nos jours, se contraindre à construire chaque jour un billet dans notre blog Gerboise) pour éviter l' anéantissement de l'esprit :

" De même qu'autour d'un vaisseau menacé d'être pris par les glaces, on est occupé incessamment à briser le cercle rigide qui menace de l'emprisonner, de même chacun à chaque instant devrait être occupé à briser dans son esprit le moule qui est prêt de prendre et de se former . Ne nous figeons pas ; tenons nos esprits vivants et fluides " .

Si nous considérons la vie morale, Sainte-Beuve nous livra un texte que Stendhal aurait pu reconnaître, faire sien .

" A quarante ans les uns se font aigres, les autres fades ; d'autres "tournent au porc" . Moi, je me fais loup . Je dis NON, je rôde et je me maintiens inattaquable dans les grands bois enneigés " .

Cordialement, bien à vous, Gerboise .

dimanche 28 février 2010

Réflexions sur le rôle primordial qu'ont joué les événements importants; décisifs, cruciaux* durant les premières étapes de notre vie:Henri Laborit*

* -décisifs : qui conduisent à un résultat définitif, capital pour ce qui va suivre ; qui résolvent une difficulté, tranchent un débat ; qui vont amener une solution ou une orientation définitive dans une situation. Ce qui est décisif fait cesser l'irrésolution, entraîne une conviction profonde .


-cruciaux : points les plus importants, déterminants, qui permettront de choisir entre des voies différentes , plusieurs hypothèses ; se dit plutôt d'un moment où l'on est devant une sorte de carrefour, où un choix sera fait ou imposé .





**-Henri Laborit : cet homme extraordinaire, hors du commun , prodigieux, d'exception, souvent "rejeté " , réfuté, dont il est important de " démonter " (analyser les différentes parties , comprendre ainsi les raisons de ses actes , de ses réactions et de ses pensées) les comportements .





Voici un extrait de son livre : L'alchimie de la découverte, publié chez Grasset et Fasquelle en 1982 .

Ce texte va nous faire prendre conscience des enjeux qui se trament dans toute société humaine et en particulier dans certains milieux dits scientifiques , ainsi que du rôle essentiel , déterminant des "hiérarchies " , des clans ,[des chapelles (des groupes de personnes soucieuses de demeurer entre elles, ayant des idées, des conceptions imaginaires, fausses ou irréalisables ; des façons particulières de se représenter le réel, de juger les choses, les faits) ] .

Ces comportements ont eu lieu à toutes les époques naturellement, mais ces temps-ci , il semble qu'ils soient arrivés à un point culminant, à une sorte de paroxysme, de déchaînement, d'exacerbation . Des phénomènes comparables, semblables en tous points, tels que ceux concernant par exemple le soi-disant rôle du CO2 relatif au : " réchauffement climatique ", ainsi que de nombreux autres problèmes actuels non résolus avec certitude .

Voici cette réflexion concernant la notion de hiérarchie :

" " Ces événements (toutes les vicissitudes , les " coups-bas " que l'auteur, ce chirurgien, à ses débuts, a supporté , a toujours su maîtriser ...) m'ont aidé à comprendre que le destin d'un homme n'est pas le résultat d'un choix délibéré, mais celui d'un ensemble de déterminismes qui le dépassent . On conçoit qu'aussi longtemps que le comportement humain n'aura pas trouvé ses lois de la gravitation, qui ne peuvent lui venir que de l'étude biologique de ses comportements, la domination sous toutes ses formes sera l'objectif essentiel à combattre .


Quand on comprend que les hommes s'entretuent pour établir leur dominance ou faire disparaître celle qui les opprime, on est tenté de conclure que la maladie la plus dangereuse pour l'espèce humaine n'est ni le cancer, ni les affections cardio-vasculaires (ni actuellement le SIDA), comme on veut nous le faire croire, mais tout simplement le sens des hiérarchies, de toutes les hiérarchies (organisations sociales dans lesquelles chacun se trouve dans une série ascendante de pouvoirs ou de situation ; hiérarchie se dit de toutes sortes de pouvoirs, d'autorités, de rangs ou même de valeurs subordonnées les unes aux autres et implique une autorité ou au moins une éminence reconnues des degrés supérieurs par rapports aux degrés inférieurs) " "



Cordialement, bien à vous, Gerboise .

mercredi 18 février 2009

Enigmes,mystères concernant la beauté et de la laideur .Constat: Pourquoi certains apprécient l'harmonie et d'autres les déséquilibres,l'incohérence ?

" Des goûts et des couleurs il ne faut discuter " dit un vieux proverbe (tous les goûts sont dans la nature, il faut savoir admettre la diversité des dispositions de chacun) .

Chacun possédant sa conception propre de l'esthétique, de l'harmonie , il est difficile de mettre tout le monde d'accord sur certains chapitres touchant la beauté . A dire vrai quelques points demeurent indiscutables : un magnifique cheval qui vous quémande de l'attention , une rose toute perlée de la rosée du matin , un gracieux papillon, un ciel constellé d'étoiles, un splendide ouvrage, certains visages, des regards profonds, semblent beaux à tout le monde ; tandis qu'une grosse araignée velue, une charogne pourrissante, un lépreux même vous implorant du regard de le considérer comme un être humain, produisent un effet de répulsion . Mais, entre ces deux extrêmes , s'étend une zone imprécise, non définissable [une sorte de "frontière vague " ] où l'unanimité ne peut être atteinte : chacun apprécie comme il l'entend la beauté, [l'attirance d'une femme, la splendeur d'un monument, le charme d'un tableau ou le caractère prégnant (qui s'impose à l'esprit, riche de potentialités) d'une œuvre littéraire .

En réalité chaque homme, chacun d'entre nous, par le fait qu'il possède une conscience, dispose d'une besace (d'un " nid " secret) avec deux compartiments : un favorable et un défavorable . Dans le premier il met ce qu'il estime être beau, bien, harmonieux, fécond , rejetant dans l'autre tout ce qu'il croit laid, mauvais, haïssable, néfaste . Cette" besace à jugements " lui permet de choisir entre les innombrables objets, concepts, que lui offre le monde extérieur . S'il n'a pas assez de personnalité pour le faire de son propre mouvement, il se laisse guider par quelqu'un d'autre . Là, interviennent les réflexes conditionnés de l'éducation, le rôle des critiques et des conseillers, la pression des conformismes ambiants . En fin de compte, tout bien considéré, la façon dont la majorité des êtres humain place une œuvre dans ses besaces (ses sacs intérieurs !) constitue une sorte de plébiscite (sorte d'approbation) permanent(e) décidant de la gloire ou de l'opprobre, du discrédit .
Par un juste retour des choses (par un juste retournement de la situation) , cela permet aussi, au regard de l'histoire, de porter un jugement sur chaque société, à chaque époque, d'après la façon dont elle oriente ses préférences .

Beauté : qualité de ce qui plaît et remplit d'admiration, de ce qui charme par une certaine perfection ...

" L'agrément est arbitraire ; la beauté est quelque chose de plus réel et de plus indépendant du goût et de l'opinion " .[La Bruyère]

Laideur : caractère de ce qui est laid au physique ou au moral . Laid, qui choque par ses imperfections, par ses défauts, notre sens de la beauté ; tout ce qui est désagréable à la vue, qui est contraire à la bienséance, à la probité ...

" Un homme qui a beaucoup de mérite et d'esprit, et qui est connu comme tel, n'est pas laid, même avec des traits qui sont difformes, ou s'il a de la laideur, elle ne fait pas son impression " .[ La Bruyère ]

Problème complexe qui mérite réflexion ! n'est-ce-pas ? Mais problème crucial que nous devrons toujours prendre en considération, si nous voulons comprendre réellement les " mondes " et les comportements de ceux qui nous entourent, et peut-être aussi de nous-même !
Nous essayerons de répondre à la question posée dans notre titre dans un prochain billet .

A bientôt, bien à vous, Gerboise .

samedi 31 mai 2008

Jusqu'où peut s'acheminer, parvenir*, s'étendre, la connaissance d'un esprit , curieux bien sûr de comprendre l'ensemble du monde qui nous entoure ?**

Faire un clic gauche pour agrandir l'image, puis sur page précédente pour revenir sur le texte initial .

Le laboratoire de l'alchimiste , d'après le tableau de Breughel le Vieux, gravé par Cock , XVIème siècle .

(*) parvenir ..., pour éprouver quelque chose, pour vérifier la valeur ; pour apprécier, connaître par une expérience personnelle .
(**) Réel problème ; gageure (action, projet, opinion , si étrange, si difficile, qu'on dirait un pari à tenir) ; défi (déclaration provocatrice par laquelle on prétend refuser la facilité : caractère, qualité de ce qui se fait sans peine, sans effort) ; challenge (épreuve : éprouver quelque chose pour en vérifier la valeur, apprécier, connaître par une expérience personnelle en vue d'être capable de porter un jugement efficient , qui permet de réussir à comprendre) .


Les exigences, les nécessités physiques (qui existent à titre de réalités matérielles perceptibles par les sens , par opposition aux psychiques, aux physiologiques et aux morales ) de l'homme et l'activité spontanée de sa pensée, l'obligent à des réflexions , à des décisions et à des actions , dont beaucoup, voire le plus grand nombre, sont dépourvues à la fois de prémisses (hypothèses préalables , affirmations dont on tire des conclusions, suppositions et un commencement de démonstration) et de sanctions expérimentales (confirmations matérielles) , du moins d'informations qui ont été testées, éprouvées, vérifiées : ces dernières claires, sûres, univoques (uniques) et disponibles avant l'échéance
(le moment) de la décision et/ou de l'action .
Dans ces exigences (ces conditions), l'homme de nos jours, quoiqu'il ait appris la précarité (la fragilité, l'instabilité) des modes de pensée non expérimentaux, ou bien en fait usage cependant, consciemment pour satisfaire ses besoins de distraction et de fantaisies, ou bien y recourt nécessairement à défaut de la certitude expérimentale .
Inévitablement apprend-t-il au cours du temps à clarifier, à améliorer, à assurer les modes traditionnels de pensée par le raisonnement expérimental, mais ce ne sont que " les pas d'une longue marche " . De sorte que nous sommes en présence, et pour des siècles encore, de grandes variétés d'activités intellectuelles, se répartissant du point de vue de la connaissance du réel en grands espaces (milieux dans lesquels l'homme localise ses perceptions, ses représentations) aux frontières indistinctes, s'étirant (s'étendant) de la connaissance scientifique et technique, à l'ignorance absolue (totale) .
Au cœur de ces sphères (milieu, champ, domaine circonscrit à l'intérieur duquel s'exerce une activité, une science, un art) immenses, la certitude basée sur l'expérimentation ; puis les contrôles en général " plus précaires " (délicats, parfois incertains si réalisés superficiellement, sans attention convenable) de l'observation ; puis les disciplines logiques et mathématiques, ensuite les sciences des traces et leurs tentatives ( démarches) pour combler les lacunes de leurs documents aléatoires (que rend incertain, dans l'avenir, l'intervention du hasard) ; puis les " marais immenses " ( il s'agit, au figuré, des formes d'activités, des genres de vie, des situations où on risque [les hommes] de se souiller, de s'enliser dans la bassesse , dans l'erreur, et surtout de tomber dans la médiocrité par absence de rigueur, par défaillance de l'esprit critique ) des préoccupations et des décisions de la vie quotidienne, où l'homme ne trouve que rarement le temps de s'informer, et où la matière même de l'information manque le plus souvent . Au milieu de tout cela, les jeux et les émotions de la fantaisie et de l'imagination . De cette abondance, de cette multitude de pensées, de ces ensembles, de ces populations d'idées, de concepts, d'abstractions, de chimères ( idées sans rapports avec la réalité, illusions que l'on ne pourra jamais atteindre) , d'apparences (ce que l'on voit superficiellement des personnes ou des choses ; la manière dont on perçoit ce qu'elles présentent à nos yeux) , de croyances , se dégagent les grandes synthèses morales et religieuses, qui doivent aider l'homme à fixer les lignes générales de sa conduite et à envisager la signification de sa destinée .

En rassemblant cet ensemble de connaissances, de certitudes (états de l'esprit qui ne doute pas ) , de vérités, de conjectures (opinions fondées sur des probabilités) et de rêves ( constructions imaginaires destinées à échapper au réel, à satisfaire un désir, à refuser une réalité pénible, dérangeante, à construire une utopie, une conception , un projet fallacieux qui ne tient pas compte de la réalité et/ou qui paraît irréalisable) , la " réflexion sur l'ensemble du savoir " apparaît elle-même dans la condition où se trouve l'histoire (dans le sens de l'étude descriptive des êtres de la nature, soit sans aucune considération de leur passé, soit en y comprenant ces antécédents) dans sa tentative de reconstituer le réel à partir des seuls documents dispersés qui sont parvenus jusqu'à elle ; cette " réflexion sur l'ensemble du savoir " prend pour matériaux l'intégralité des connaissances humaines, et n'y trouve que des informations sporadiques ( irrégulières ) ; elle est donc elle aussi une science des traces ; elle s'efforce , elle également, de combler les lacunes immenses que ces traces font apparaître ; découvrant dans l'esprit de l'homme plus de notions ( représentations) , plus de questions, davantage de préoccupations, que n'en comporte cet inventaire (ce dénombrement) de l'univers sensible (qui peut-être perçu, connu ) , elle est contrainte de s'en évader et de s'aventurer sans cesse dans les paradis ( les hauts-lieux) de l'imagination ( faculté de se représenter des êtres, des objets ou des événements que l'on n'a jamais vus, de concevoir des rapports qu'on n'a jamais observés ) , de l'intuition (acte par lequel l'esprit atteint la [une] réalité directement en elle-même, et qui, par suite, est considérée comme procurant une certitude absolue) , de la contemplation ( concentration de l'esprit sur des sujets intellectuels ou religieux , le fait de" s'absorber " dans l' observation "attentive "de quelqu'un et / ou de quelque chose ) et de l' extase ( état dans lequel la personne se trouve comme transportée hors du monde sensible, comme hors d'elle-même ) .

Il est nécessaire de constater, de se rendre compte , que ces territoires de la connaissance, des très nombreuses conjectures, de cette mystérieuse activité cérébrale d'un être humain, sont elles-mêmes noyées, ensevelies, dans l'immensité de l'ignorance totale , celle des êtres et des choses dont nous ne pouvons même pas penser, dont nous ignorons l'existence, qui ne sont même pas des rêves de notre imagination, que nous ne pouvons ni concevoir, ni nommer, semblablement au fait que Galilée n'aurait été capable , à son époque, de nommer ni de concevoir la maîtrise de l'atome actuelle, ni l'existence des virus et en particulier celui du SIDA !

Que de réflexions ! Ne vais-je pas, ainsi que vous autres , être submergé par la " vastitude "( grande étendue, au propre et au figuré) des savoirs qui nous assaillent et provoquent notre esprit continuellement ? C'est possible et même très probable !
C'est pour cette raison et de très nombreuses autres aussi fondamentales, que nous avons le devoir , pour ne pas rester sur " les bas-côtés " (!) du progrès et des interprétations multiples, de " bon aloi " ou erronées qui nous assaillent constamment , nous harcèlent , nous " empoisonnent notre vie " ou nous réjouissent , de nous passionner pour tout ce qui concerne notre environnement physique , moral et culturel ; c'est ce qui constitue la " flamme , l'exaltation " d'un chercheur

A bientôt, bien à vous, Gerboise .

vendredi 21 mars 2008

Faire preuve de " Présence d'esprit "(*) ,de vivacité, d'à-propos, de pertinence , de réactivité , de finesse malicieuse .


(*) promptitude ( qualité qui consiste à entreprendre et à exécuter rapidement) , vivacité d'esprit qui fait faire ou dire sur-le-champ , ce qu'il y a de mieux à effectuer ou à dire, surtout dans les circonstances difficiles et pressantes .


Acquérir et ensuite posséder ces biens très précieux, ces armes redoutables , en vue de dominer les situations les plus complexes et les plus dangereuses , est absolument nécessaire dans de nombreuses circonstances de la vie.


L'ensemble des " honnêtes gens " , s'entend, convient de reconnaître la présence d'esprit lorsqu'elle est manifeste, incontestable, visible de tous les " esprits ouverts " .

Cet esprit voulu, conscient, cette présence d'esprit , quand on veut les définir, on ne sait plus en quoi consiste la différence spécifique qui les sépare du comique et de l'humour . Ils supposent la vivacité et la spontanéité . Ils sont , la plupart du temps, ennemis de la réflexion, de l'hésitation .


Dès que la tension devient visible, l'effort, la concentration ont été inutiles ; " l'esprit cherché " ne peut pas plus passer pour de" l'esprit trouvé " , que la propriété possible recherchée d'un cristal , ne peut passer pour celle qu'une manipulation accidentelle, mais géniale, fait apparaître !

Les locutions (manières de parler) populaires montrent bien que c'est là une conception générale : on dit " pétiller d'esprit " !

La forme la plus caractéristique de l'esprit, dans la présence d'esprit, apparaît dans la répartie qui " jaillit "comme une étincelle dès que la remarque et/ou l'observation qui la provoquent ont été formulées ou perçues . Nous refusons la qualité de présence d'esprit, de spiritualité instantanées, à tout ce qui est visiblement composé de longue main, forcé, ou qui se manifeste à retardement, "quand nous avons déjà le pied sur la marche de l'escalier de sortie " !

C'est, cela va de soi , au cours de la conversation, de ses échanges d'idées imprévisibles, devant une remarque inattendue, que l'esprit doit se manifester : et il semble, par conséquent, que nous ne devrions pas user des expressions présence d'esprit et attitude spirituelle pour ce qui est écrit .Cependant, nous pouvons les appliquer parfois à un récit, à une description, même pour une explication, à un dialogue théâtral que nous avons parsemés de mots heureux, de réflexions fines et piquantes, où nous avons eu tout loisir de polir ( parfaire, fignoler, leur donner la dernière touche ) nos phrases, de choisir nos mots et de rechercher ses effets .
C'est qu'elles sont, ces expressions, la reproduction écrite de genres parlés, qui ne diffèrent guère dans leur fond, leur construction et dans leur forme , de la conversation et du discours improvisés. Nous pouvons les juger comme si nous aurions été amené à juger un récit, un dialogue ou un exposé impromptus ( à l'improviste) , et qu'en présence de la verve ( l'éloquence, l'inspiration) et de l'ingéniosité de l'auteur, de son aptitude à comprendre et à juger, nous lui aurions fait inconsciemment crédit et, que nous aurions supposé qu'il montrerait le même à-propos s'il avait parlé au lieu d'écrire .

Les meilleurs " traits d'esprit " qui mettent en relief des rapport ou des oppositions insoupçonnées inattendues, subites ( soudaines) , entre des idées que nous associons habituellement sans y prendre garde, même s'ils sont le fruit de réflexions antérieures, révèlent des qualités auxquelles nous ne pouvons pas refuser le mérite de la présence d'esprit .
Mais dans le cas d'un professionnel de la scène, nous ne pourrions pas dire qu'il a de la présence d'esprit, car ses " mots "( d'esprit) , ses "expressions " et ses " boutades "( plaisanteries, mots d'esprits!) sont préparés d'avance ( sauf parfois, où, abandonnant son texte, il laisse fuser [ jaillir ] une improvisation heureuse, présence d'esprit due à un regard furtif [rapide, passager, fugitif ] posé sur un visage de la salle !) et " placés " à l'avance au bon endroit et au bon moment . Nous lui accorderons néanmoins cette qualité s'il est notoire ( connu, évident, de notoriété) qu'il compose lui-même les textes des pièces qu'il dit en public, et s'il donne la preuve qu'il sait se renouveler et improviser (inventer, imaginer ) avec le même bonheur .
L'esprit et cette présence d'esprit sont un comique d'idées . Ils se servent fréquemment de l'équivoque des mots, mais ils comportent un " fond " ( un contenu, une substance) qui a sa valeur propre, facile à découvrir si nous dépouillons le trait de la contradiction superficielle et factice ( de commande) qui sont à l'origine (qui lui ont donné) son caractère de finesse , ludique et original .

Cet esprit, cette présence d'esprit, d'à-propos, consistent donc dans la découverte subite ( foudroyante), naturelle, d'oppositions naturelles inattendues et artificiellement provoquées entre les idées ou les mots qui les expriment .
Par le charme que nous retirons de la conciliation ludique des inconciliables, il leur donne un éclat qu'elles n'auraient pas si elles étaient exprimées simplement . Mais cette parure recouvre un corps vivant et non un simple mannequin comme dans le comique d'esprit pur .
Nous devons remarquer maintenant que le " champ de l'esprit " est plus étendu que les faits définis ici -ou, pour s'exprimer plus exactement : les faits que nous avons coutume de " porter au crédit " de l'homme d'esprit (qui possède de la présence d'esprit) et qui concourent à lui valoir sa réputation, débordent un peu le domaine propre de l'esprit tel que nous venons de le définir .

Nous jugeons l'homme d'esprit autant sur les qualités de subtilité et de vivacité dont témoignent ses propos que sur le caractère intrinsèque ( constitutifs) de ceux-ci .

En premier lieu, l'esprit dérivant directement de l'originalité, cette dernière contribue dans une large mesure à motiver notre opinion .Nous ne demandons pas à un homme d'esprit de trouver continuellement des saillies ( des bons mots) brillantes, et lui faisons mérite aussi de toutes les pensées fines et simplement originales dont ses discours ou ses oeuvres sont parsemés .

En deuxième lieu, il est évident que, doué de la faculté de percevoir les rapports délicats entre les choses qui paraissent se joindre ou s'opposer, il ne manquera pas de voir les occasions de comique pur et de réactions qui le sauvegardent , le mettent à l'abri d'un danger immédiat, matériel et/ou intellectuel . De plus, il ne les dédaignera pas, dans des circonstances familières qui ne demandent pas de fortes pensées, de réflexions, et dans des situations où elles ne détonnent ( contrastent, ne sont pas en opposition frappante) pas .

Gerboise vous laisse réfléchir à cette" présence d'esprit ", portée par un esprit fort et vous souhaite de tirer profit, d'exploiter, les concepts développés ci-dessus . Bien à vous .