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vendredi 18 mars 2011

Islamisme ? ... Tout bon musulman s'efforce d'imiter Mahomet en observant les leçons de la sunna,recueuil qui rapporte les faits et gestes du Prophète


. La Kaaba , sanctuaire cubique dans lequel est scellée la Pierre noire, et dont les pèlerins doivent faire sept fois le tour (Bibliothèque nationale, Paris) .

ISLAM : mot arabe signifiant :

- Résignation à la volonté divine ;

- Religion des musulmans [prêchée par Mahomet et fondée sur le Coran qui signifie, en arabe, « Récitation », et représente pour tous les musulmans le texte sacré par excellence : il est en effet la parole de Dieu devenu Livre. Les compagnons du prophète apprenaient par coeur les révélations au fur et à mesure que ce dernier les leur transmettait ; il les transcrivaient également sur des pierres plates, des omoplates de chameau et des morceaux de cuir . En 652, le calife Uthman, troisième successeur du Prophète, donna l'ordre de réunir tous les textes . Cette version, considérée comme définitive, est toujours en vigueur dans le monde musulman . Le Coran est composé de 114 sourates [chapitres] ,elles-même divisées en 6243 versets, ou ayats ] .

- Ensemble des peuples qui professent cette religion ou des pays musulmans [ le Monde arabe] et la Civilisation qui les caractérise.



Dictionnaire Géopolitique de l' Islamisme *
Les différents courants, les personnalités, les racines culturelles,religieuses et politiques , Bayard Editions, 2009 .
* Spécialistes dirigés par Antoine Sfeir, né en 1948 à Beyrouth, Liban , journaliste et enseignant franco-libanais de confession chrétienne, spécialiste du Moyen-Orient et plus généralement du monde arabe ; il dirige les Cahiers de l'Orient et préside le Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient et est professeur en relations internationales au CELSA [École des hautes études en sciences de l'information et de la communication ] . Il s'installe en France en 1976 ; jusqu'à 1989, il est journaliste à Lacroix et au Pèlerin ; il collabore également au journal Le Point, au Quotidien de Paris, à L'Evénement du jeudi, ainsi qu'aux revues Études, Esprit, Afrique et Asie Moderne et Politique Internationale. Il est consultant de diverses émissions radio ou télévisées au sujet de l'islam et du Moyen-Orient .

Khattar Abou Diab, politologue, est spécialiste de l'islam est du Moyen-Orient .


Bernard Godard, chargé de mission au sein du bureau central des cultes du ministère de l'intérieur , est l'un des meilleurs spécialistes de l'islam de France .


Jean-Michel Salgon, politologue, est spécialiste du Maghreb . Il a coordonné le travail des rédacteurs .



Avec la collaboration de Matthieu Édouard Saab, analyste veille stratégique du Proche-Orient ; Mohamed Troudi, professeur de sciences politiques ; Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au CNRS, ancien directeur du CERI et spécialiste de l'Inde ; et Pauline Garaude, spécialiste du Pakistan .



La naissance de l'islam


Au VIIe siècle de notre ère, une poussière de tribus, qui vivait du commerce et d'une maigre agriculture de subsistance, se taillent un empire qui va s'étendre de l'Afghanistan à l'Espagne . Cette expansion de l'islam est bien un phénomène unique dans l'histoire .


En 632, quand meurt Mahomet, sept ans avant le roi Dagobert, l'influence de la nouvelle religion se limite à l'Arabie, une Terre revêche, isolée, presque entièrement vouée au désert . Trente années plus tard à peine, les grandes chevauchées des rudes Bédouins déferlent sur la Syrie, l'Égypte, la Mésopotamie… Ils suivent alors à la lettre le verset du Coran qui dit : « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu et aux Dernier Jour . Tuez-les partout où vous les atteindrez ! Expulsez-les d'où ils vous ont expulsés ! Telle est la récompense des infidèles . » Mahomet n'a-t-il pas promis aussi que tout combattant mort à la bataille est assuré d'entrer au paradis ? L'empire Perse est détruit , l'Empire byzantin est menacé . Et les hommes du désert se sont transformés avec aisance en militaires de génie, en cavaliers émérites, en hardis navigateurs et en habiles administrateurs . Comment expliquer autrement le fait que l'islam a pu alors si facilement "digérer " toutes ses conquêtes ?


Donc, au début du VIIe siècle de notre ère, le prophète arabe Mahomet fonde l'Islam, religion qui va connaître une diffusion mondiale et qui compte de nos jours 800 millions d'adeptes environ .



Voici l'introduction de cet ouvrage précieux, inestimable, irremplaçable, qui vous permettra de vous rendre compte de l'importance de ce dictionnaire :
L'Encyclopédie de l'islamisme intitulée : " Dictionnaire Géopolitique de l'Islamisme ", Editions Bayard, 2009 .


C'est le premier dictionnaire complet sur l'islamisme, qui en éclaire les fondements, l'ensemble des courants et des acteurs, dans chaque pays du monde . Antoine Sfeir a réuni les meilleurs spécialistes internationaux pour établir cette somme inédite, qui permet une vision globale de ce phénomène .


L' « islamisme » est un concept purement français pour désigner les intégristes musulmans, ce que les Anglo-Saxons appellent les « fondamentalistes » . Il s'agit là d'un « isme » , retenu par l'orientalisme français, pour désigner un vaste courant intellectuel et politico- religieux de l'islam contemporain tenant, à la fois, de l'intégrisme catholique et du fondamentalisme protestant . Il partage en effet, avec l'un et l'autre, la peur d'une modernité réputée menaçante pour l'intégrité de la foi .


Le phénomène islamiste n'est pas nouveau

L'Islamisme est aussi vieux que la religion de Mouhammad elle-même, mais sa version moderne est née au tournant de ce siècle, en réaction contre le mouvement de la Renaissance arabe [ Al Nahda ] prônant un aggionamento ( adaptation de la réalité contemporaine, au progrès ; évolution [de l'église catholique en fonction des modifications du monde ] ) de l'islam . Il représente, à cet égard, une sorte de Contre-Réforme au courant réformiste initié par le penseur persan Jamaledinne el Afghani [mort en 1898] . Ce dernier préconisait une relecture critique du Coran à la lumière de l'histoire, de la linguistique et de l'archéologie . Son disciple, l'Égyptien Mouhammad Abdou [mort en 1905] , poussa encore plus loin le raisonnement, en appelant à une sécularisation de la société musulmane . Contre une telle tendance, la réaction vint d'abord d'un élève d' Abdou, le Syrien Rachid Rida [ mort en 1935] , qui se présentera comme le chantre de la « restauration » d'un âge d'or musulman mythifié . En 1928, est fondée à Ismaïlia [Égypte], l'association des Frères musulmans . Véritable matrice de l'islamisme actuel, la confrérie, dont la devise est « le Coran est notre constitution » milite pour islamiser l'État dans son intégralité, en imposant la Chari' a, la loi fondée sur le Coran, et la sunna, la tradition du Prophète, comme sources exclusives de toute législation et en rejetant tout apport culturel étranger à l'Islam .
Cela suppose, d'emblée, un statut inférieur pour la femme comme pour le citoyen non musulman . Considérant que la tradition est valable de toute éternité et en tous lieux, l'islamisme dénonce comme sacrilège l'approche moderniste du Coran .


Qui est donc islamiste ?

Tous ceux qui cherchent à islamiser l'environnement social, familial ou professionnel dans lequel ils se trouvent répondent à cette définition . Certains passent du prosélytisme à l'action violente : ce sont les terroristes poursuivis et traqués, aujourd'hui , par tous les services occidentaux . D'autres présentent un visage humain, souriant, n'hésitant pas à se " superposer " aux sociétés d'accueil, c'est-à-dire à reconnaître, par exemple, les lois et les règles de ces pays tout en insistant pour que soient prises en compte les spécificités et les identités islamiques .
À la différence des terroristes, ils rassurent les policiers et les magistrats, il en font d'ailleurs souvent leurs interlocuteurs privilégiés .
En revanche,
ils devraient inquiéter les sociologues, et les politologues car ils érigent lentement, mais sûrement, une société en marge des communautés nationales qui rejette, de facto, l'intégration dans les pays d'accueil .

La menace est double à l'égard des pays occidentaux : sécuritaire à cause du terrorisme et sociologique avec le risque d'une déstructuration des états .

Les événements du 11 septembre 2001, aux États-Unis, ceux de Riyad en 2003 et 2004, de Casablanca en 2003, de Madrid le 11 mars 2004, de Londres en juillet 2005 trouvent-ils ou non une quelconque justification dans le Coran ?

Quel a été le rôle des États-Unis et des services de renseignements américains dans l'expansion de l' islamisme .

Comment appréhender l'islam dans nos sociétés laïques ?

Depuis une dizaine d'années le monde a découvert un islam qu'il ne soupçonnait pas . Du coup des amalgames ( mélanges de personnes ou de choses qui ne sont pas faites pour aller ensemble) se sont multipliés : tout Arabe est musulman, oubliant qu'il existe près de 15 millions d'Arabes qui ne le sont pas ;
tout musulman est islamiste, alors que les islamistes constituent une minorité au sein du monde musulman ;
enfin tout islamiste est un terroriste alors que, là aussi, seuls quelques individus nostalgiques de la conquête islamique sont passés à l' acte .
Représentent-il pour autant tous les musulmans ?

L'Encyclopédie de l'islamisme tente de répondre à toutes ces questions . Elle présente des organisations, les hommes, les fondements historiques, les interconnexions et les alliances des islamistes entre eux, dans le monde et dans chaque pays . Si les auteurs abordent quelques notions de base de l'islam comme la Chari' a ou le Jihad communément qualifié de « guerre sainte », ils axent l'essentiel de leurs propos sur l'islamisme lui-même .

Nous avons l'ultime conviction que l'islamisme est aujourd'hui un phénomène qui concerne l'ensemble des pays occidentaux . C'est pour cette raison que l'Encyclopédie de l'islamisme couvre non seulement tous les champs de la géopolitique, mais aussi ceux de l'économie mondiale, en mettant plus précisément en exergue, par exemple, les enjeux pétroliers de la guerre d'Afghanistan .

Ainsi la méthodologie s'est-elle imposée naturellement aux auteurs :
-aborder les principes fondamentaux de l'islam en ce qu'ils permettent de mieux comprendre l'islamisme ;
-plonger dans les fondements historiques de l'islam ;
- revenir sur les écoles juridiques et les théologiens pour souligner la rupture que constitue l'islamisme ;
-passer en revue les mouvements qui brandissent l'étendard de l'islam et
-faire ressortir ceux qui, sur le terrain, affichent des ambitions universalistes .

Les organisations sont en effet multiples, nombreuses et diverses dans chaque pays .

Certaines ont même réussi, on le verra, à transcender les frontières . Inspirées de courants de pensée identifiés et bien définis, elles sont ancrées dans l'histoire .

L'Encyclopédie de l'islamisme revient longuement sur ces fondements pour expliquer simplement cette volonté de retour aux origines - le Salaf - souhaité par les islamistes . Les hommes aussi sont nombreux . Nous connaissons à travers les médias, les grands dirigeants : Ben Laden, le mollah Omar Hassan Al Tourabi… Mais il existe une véritable armée de lieutenants, de soldats, de personnel d'encadrement dont on ignore tout ou presque .
L'équipe des auteurs s'est attachée à les sortir de l'anonymat : pas seulement ce qui, d'ores et déjà, ont été identifiés et souvent arrêtés, mais aussi ceux qui poursuivent le travail de sape ( intrigue souterraine, travailler à détruire une chose en l'attaquant dans ses principes) commencé il y a une trentaine d'années .

Y a-t-il donc une internationale islamiste ?

Les auteurs de l'encyclopédie de l'islamisme répondent à la question . Ils font ressortir ce qui apparaît nouveau depuis quelques années : les contacts qui se multiplient entre les différents mouvements et organisations, entre les hommes et les courants de pensée . Ces passerelles transversales constituent un véritable cauchemar pour les services de renseignements occidentaux .

Comment peut-on lutter contre ce fléau des sociétés modernes sans pour autant ajouter à la victimisation des musulmans dans le monde ?

Comment éviter l'amalgame entre islam et islamisme ?

Comment enfin rendre simples des concepts et des idées qui nous apparaissent complexes et incompréhensibles ?

Près de huit ans après le déclenchement par le président américain George Bush de la guerre contre le terrorisme, le 7 octobre 2001, la nature et l'objectif de cette guerre ont changé : nous étions partis en Afghanistan pour traquer al- Qaida ; nous nous retrouvons aujourd'hui à faire la guerre contre les talibans !

L'encyclopédie de l'islamisme décortique tous ces sujets : les concepts, les courants, les acteurs - grands et petits - les organisations, mais aussi les réseaux économiques et financiers, les institutions publiques et privées .
Une équipe des meilleurs spécialistes, réunis autour des cahiers de l'Orient et de leurs auteurs, a élaboré chaque « entrée » de ce dictionnaire en tentant d'expliquer, à travers l'actualité, mais aussi la géopolitique, l'histoire et la sociologie, la portée de ces courants islamistes et leur influence, tant sur l'évolution des pays musulmans que sur les sociétés occidentales où se trouvent les communautés arabo- islamiques de plus en plus importantes .

L'encyclopédie de l'islamisme
n'est pas seulement un outil de travail, elle apporte un éclairage nouveau et lève le voile sur l'origine et les causes des événements récents afin de les comprendre et de mieux les appréhender .
Initiée par les cahiers de l'Orient et les éditions Bayard, cette expérience ambitieuse et sans précédent en France et dans les pays occidentaux . Avec l'ultime conviction que dans les pays musulmans et notamment ceux proches de nous, de l'autre côté de la Méditerranée, se joue une partie, et non des moindres, de notre devenir """ .



Le Dictionnaire géopolitique de l'islamisme aborde des sujets et des thèmes d'une actualité brûlante . Il ne s'agit aucunement d'une encyclopédie de l'islam, mais bien de l'islamisme, une dérive de cette religion, comme il en existe dans toutes les religions .



Le lecteur se gardera de tout amalgame de l'islam et de la majorité des musulmans avec les dérives islamistes, les fondamentalistes, les intégristes, les terroristes, etc.


ISLAMISME Signification

L'usage des termes tels que le fondamentalisme, intégrisme, islamisme suscite des controverses : ils sont parfois chargés de connotations négatives et ne peuvent donc, à ce titre, satisfaire à la rigueur exigée par le praticien des sciences sociales . Dans le cas des mouvements fondamentalistes dans la sphère (étendue d'influence) musulmane, la confusion atteint son apogée . Le mot islamisme, par exemple, qui signifie pour Le Robert (dictionnaire) : « religion musulmane » devient dans le lexique politique synonyme de fondamentalisme, d'intégrisme, voire de terrorisme . Cependant, les alternatives telles que le militantisme religieux, traditionalisme ou orthodoxie sont tout aussi insatisfaisantes . Tous les mouvements fondamentalistes ne sont pas militants, beaucoup sont loin de l'orthodoxie et certains méritent d'être distingués des mouvements traditionalistes du fait de leur radicalisme ou de leur manipulation de la technologie moderne .

Globalement, l'islamisme - ou plutôt, le fondamentalisme musulman - est une idéologie politico- religieuse qui vise à instaurer un État islamique régi par la chari'a et à réunifier l'oumma [nation musulmane] .
Cependant, cette définition relativement simple recouvre une situation complexe, des réalités qui varient selon les pays où les courants idéologiques [ Frères musulmans sunnites et islamistes radicaux chiites…] .



De plus, les courants islamistes oscillent entre une fidélité littérale à la tradition et l'aspiration au renouveau par le biais des réformes ou des situations révolutionnaires . Avec l'actuelle montée en puissance des mouvements religieux, des guérillas régénérées et des sectes, on peut constater un changement majeur : ce qui, jadis, semblait spécifique à l'islam s'impose désormais comme composante d'un phénomène plus général de contestation religieuse, identitaire ou sociale face à la mondialisation en ce début du IIIe millénaire .



CHARI'A [ Loi islamique]


Ensemble des normes et injonctions issues du Coran et de la sunna [ la Tradition] , et qui forment les piliers du droit musulman .


La Chari' a, que l'on peut traduire par « normativité révélée de l'islam » exprime pour les musulmans la volonté divine sur les hommes . Le mot signifie littéralement « la voie qui mène à Dieu » puisque le but de vie de chaque musulman et de revenir vers Allah . De ce point de vue, la chari'a est l'expression de la volonté divine dans sa généralité et sa sacralité immuable . Selon le Coran, Dieu a révélé une loi à chaque grand prophète : Noé , Abraham , Moïse , Jésus et Mouhammad [ Mahomet] .

La loi islamique représente la dernière des législations transcendantes, en ce sens que le prophète Mouhammad est le dernier des messagers sur terre . ""


Voici les éléments d'information que Gerboise tenait à vous faire connaître en vue de clarifier dans votre esprit les messages des diverses sources d'information , parfois contradictoires, qui peuvent parvenir jusqu'à vous .

Fidèlement votre, Gerboise .

vendredi 15 juin 2007

Mahomet, le Prophète et l'homme d' Etat , vers 570-632 . 2ème Partie

(faire un clic gauche dans l'image pour l'agrandir, utiliser les ascenseurs pour la parcourir et ensuite faire un clic gauche sur la flèche "précédente" pour revenir sur la page du texte )
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L' Islam a été créé par le génie du prophète Mahomet, de conserve (ensemble) avec l'histoire de l'Arabie . Depuis la domestication du chameau(méhari, dromadaire à une bosse) arabe, environ deux mille ans avant Mahomet, la traversée de l' Arabie devenait possible . Les idées et les institutions s'étaient infiltrées (avaient pénétré) dans la péninsule depuis le Croissant fertile( Région d'Asie Occidentale, en forme d'Arc de cercle, couvrant une bande étroite à l'Est de la Méditerranée, Palestine, Liban, s'élargissant vers le Nord, Syrie, puis s'orientant vers le Sud-Est, Plaine du Tigre et de l' Euphrate en Iraq, pour rejoindre le Golfe Persique . Nom historique relatif aux puissants Empires de Babylonie, d'Assyrie et de Phénicie )qui la jouxte (près de ) au nord . Les effets de cette infiltration avaient été cumulatifs et, au temps de Mahomet, les forces spirituelles accumulées en Arabie étaient prêtes à exploser . Cependant, elles n'auraient pu se donner libre cours si Mahomet n'avait surgi pour les diriger .A l'inverse, si Mahomet était né avant que les temps soient mûrs en Arabie, sa vision, sa détermination et sa sagacité elles-mêmes auraient pu être vaincues .
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La péninsule arabique est un sous-continent .Sa superficie est du même ordre de grandeur que celle des péninsules indienne et européennes . Mais, contrairement à ces deux dernières, la péninsule arabique est aride, à l'exception des hautes terres de sa pointe Sud-Ouest (le Yémen et l' Asir ) qui reçoivent les moussons et sont la réplique, sur la rive africaine de la mer Rouge, des hautes terres d'Erythrée et d' Abyssinie, dans l 'Ethiopie d'aujourd'hui . La ville natale de Mahomet, La Mecque, est située à une altitude relativement basse dans les hautes terres qui dominent la mer Rouge, juste hors de portée des moussons . Mais La Mecque n'est pas privée de pluies ; une source intarissable la rend habitable . Toutefois son approvisionnement en eau est insuffisant pour permettre à une population urbaine de vivre de l'agriculture ou même de l'élevage . Jusqu'à une époque récente, celui-ci était le seul moyen de subsistance pour la population de la majeure partie des trois quarts habitables de l'Arabie .Une communauté urbaine établie autour de la source de la Mecque devait vivre du commerce, et ce commerce devait être protégé par des sanctions religieuses contre la tentation qu'éprouvaient les nomades pasteurs de prélever une dîme trop forte sur les caravanes des marchands urbains .
Depuis la domestication du chameau, une route terrestre relie le Yémen à la Palestine et à la Syrie .

Cette route passait par La Mecque ; et lorsqu'on établit un sanctuaire (la Ka'ba ) près de la source de La Mecque et que ce sanctuaire eut acquis un certain prestige, les habitants de la ville purent tirer profit de l'organisation d'une foire annuelle que pouvaient fréquenter les commerçants, qui étaient aussi des pèlerins, au cours d'une trêve obligatoire, qu'il eût été sacrilège de rompre .



Quoique la population d'Arabie ait été et soit encore peu nombreuse elle a toujours formé des groupes importants en raison de l'étendue de la péninsule et de la salubrité de la steppe qui descend graduellement des hautes terres de l'ouest vers la rive arabique du golfe Persique et vers la vallée de l'Euphrate .



En Arabie , la nature a toujours été chiche à l'égard de l'homme jusqu'à ce que , au XXe siècle, l'homme ait puisé le pétrole sous la surface . Jusqu'à ce moment là, les habitants de l'Arabie, sauf au Yémen, ont toujours souffert de la faim, et l'introduction progressive, grâce au chameau (dromadaire à une seule bosse), de la civilisation en Arabie s'est toujours accompagnée de l'émigration (exode, expatriation, action de quitter son pays pour aller dans un autre .Émigration s'oppose à Immigration qui désigne la même action, mais considérée par rapport à l'entrée dans un pays étranger, alors que l'émigration est considérée par rapport au pays que l'on quitte) des populations arabes .

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Toutes les langues sémitiques (sémite, se dit des différents peuples appartenant à un groupe ethnique originaire d'Asie Occidentale et parlant des langues apparentées ; les arabes sont des sémites) sont nées et ont été propagées hors d'Arabie par des émigrants ( ) de la péninsule .




Une langue sémitique yéménite a été introduite dans les hautes terres érythréo-abyssiniennes (sur l'autre rive de la mer Rouge, sur le continent africain) à une date inconnue . La langue d'Accad a été introduite dans le bassin du Tigre et de l'Euphrate, la langue de Canaan en Palestine et en Syrie et ensuite, successivement, les langues amorrhéennes et araméenne dans les deux cornes du Croissant fertile avant que les émigrants de langue arabe ne suivent les traces des premiers émigrants de langue sémitique .




Au VIIIe siècle avant J.-C., les Assyriens repoussèrent la première invasion connue d'Arabes d'Arabie . Au IIe siècle avant J.-C. , la monarchie séleucide ne put empêcher une seconde invasion arabe et, à cette époque, les émigrants arabes s'établirent de façon permanente en Syrie et en Mésopotamie . L'énorme émigration qui suivi la mort de Mahomet en 632 et une autre émigration qui eut lieu au XIe siècle ont balayé( passé à travers) le Croissant fertile et l' Afrique du Nord.



Aujourd'hui, un dérivé de l'araméen, le syriaque, qui a précédé immédiatement la langue arabe dans le Croissant fertile, y a presque complètement disparu ; le copte, qui descend de la langue de la langue égyptienne pharaonique, a disparu en Egypte, sauf dans l'usage liturgique (culte institué dans une église) ; au nord-ouest de l'Afrique, la langue berbère d'origine s'est vue confinée ( forcée de rester dans ...) dans les forteresses (lieu fortifié pour défendre une zone territoriale ) naturelles des hautes terres et du désert par l'avance de l'arabe .



Le mouvement inverse des idées et des institutions vers la péninsule s'est également intensifiée du temps de Mahomet .Une trinité de déesses, vénérées ( considérer avec le respect dû aux choses sacrées) aux IIe et IIIe siècles de notre ère à Hara, au nord-ouest de la Mésopotamie et dans l'oasis de Palmyre, à l'extrémité nord du désert arabique, s'est également introduite dans le Hedjaz (au nord-ouest des hautes terres d'arabie ). Le Judaïsme , introduit peut-être pour la première fois par des réfugiés des guerres judéo-romaines de 66-70 et de 132-135, avait gagné des adeptes (partisans, disciples, sympatisants ) dans le Hedjaz, dans les oasis de Tayma, de khaybar et de Yathrib (Médine, "la ville" du Prophète Mahomet) et également au Yémen . Le christianisme de son côté avait fait des adeptes au Yémen . Au VIe siècle, cette région avait aussi été entraînée dans la compétition commerciale et politique qui s'était développée entre les Empires Romain d'Orient et Perse . Depuis une date imprécise antérieure à 523, et à nouveau de 528 à571 environ, le Yémen se trouvait sous l'autorité du royaume d'Aksoum , qui était chrétien et par conséquent, satellite (annexé, dépendant ) de l'empire romain d'Orient ; de 571 environ à 630, il se trouva sous la domination Perse . Entre 550 et 575, un vice-roi aksoumite du Yémen tenta de marcher sur La Mecque . Les dates de la vie de Mahomet, de 570 environ à 632, concordent pratiquement avec les deux dernières guerres romano-perses qui furent aussi les plus épuisantes, et se déroulèrent 572 à 591 et de 604 à 628 .Chaque empire avait déjà enrôlé (amener à entrer dans un groupe ) des Arabes pour protéger les marches (les avancées ) de sa frontière avec l'empire rival .La capitale de la marche arabe de l'Empire Perse était Hirah, près du futur site du cantonnement ( campement militaire) arabe musulman de Kufa . La dynastie arabe rhassanide gardait les marches de l'Empire romain d'Orient en Syrie . Dans les guerres romano-perses, les arabes servirent les deux belligérants (qui prend part à la guerre ) comme mercenaires . Ils y gagnèrent non seulement leur solde, mais aussi de l'entraînement militaire et de l'expérience, et ils dépensèrent une partie de leur argent à s'équiper, par exemple en achetant des cuirasses et en élevant des chevaux de guerre .



L'excellente race arabe représentait un véritable tour de force : en Arabie, le cheval était, et l'est encore, un subtitut ( remplaçant) du chameau (dromadaire) domestique .



Après la mort de Mahomet, le cheval arabe transporta les conquérants arabes, au-delà des frontières de l'Arabie, jusqu'à la Loire, la Volga et l' Iaxarte .(nom grec du fleuve Syr-Daria, 2906 km, qui se jette dans la mer d'Aral )



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Donc, à l'époque de Mahomet, les civilisations du Levant (de l' Orient) et de l'Iran cernaient La Mecque de tous les côtés, et Mahomet lui-même partit à la rencontre de la civilisation de l' Empire romain d'Orient .

Lorsque les Arabes ne servaient pas les Romains d' Orient et les Perses comme mercenaires, ils commerçaient avec eux . Mahomet lui-même conduisit des caravanes de la Mecque à Damas et vice -versa au service de sa future épouse Khadidja, une négociante de la Mecque . Il faut sans doute situer ses voyages au cours des années de paix qui vont de 591 à 604 . Après que l'empereur perse Chosroès II eut envahit et occupé successivement la Mésopotamie, la Syrie, la Palestine et l' Egypte, le commerce de La Mecque avec l'Empire d' Orient dut devenir précaire (incertain, instable).

La date a laquelle Mahomet reçut pour la première fois un message de Dieu se situe vers 610 . A cette époque, il avait épousé khadidja et il occupait une maison à La Mecque .
L'expérience religieuse de Mahomet prit la forme d'apparitions (manifestations, visions ) de l'archange Gabriel .Il entendit Gabriel (un des archanges des traditions Juives, Chrétiennes et Musulmanes) lui dicter des mots et lui ordonner de les transmettre à ses concitoyens de la Mecque . Tout d'abord, il douta de l'autorité qui s'attachait à ces apparitions, et il hésita à passer aux actes, mais elles persistaient et que les ordres devenaient impératifs, il finit par y croire et y obéir . Le coeur du message transmis par Mahomet était qu'il n'y avait qu'un vrai Dieu, le Dieu (( Allah, équivalent du mot qu'employaient les chrétiens de langue syriaque pour désigner Dieu, Alaba )). Le monothéisme était dans l'air en Arabie à cette époque, comme il l'avait été dans l'Empire romain durant le siècle qui avait précédé la conversion au christianisme de Constantin Ier en 312 .
Selon le message de Mahomet, la première et la principale exigence de Dieu à l'égard de l'homme était sa soumission ( docilité, asservissement, résignation) (( Islam )) . L'un de ses commandements particuliers était que les riches et les puissants devaient pratiquer la charité à l'égard des pauvres et des faibles --par exemple, les veuves et les orphelins . Lorsque Mahomet fut convaincu de l'authenticité ( sincérité) de sa mission, il parla, comme l'avait fait Jésus, comme quelqu'un qui est investi ( pourvu de...) d'autorité .
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Le message fut aussi mal reçu à La Mecque qu'il l'avait été à Nazareth .
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La Mecque était un Etat-oasis gouverné par des oligarques ( oligarchie, régime politique dans lequel la souveraineté appartient à une classe restreinte et privilégiée), les Banou Quraych, qui gagnaient leur vie par le commerce, à la façon des oligarques de Palmyre aux IIe et IIIe siècles . Ils pratiquaient avec efficacité et sans pitié une économie d'entreprise privée ;ils étaient conscients que le succès de leurs affaires dépendait du prestige (attrait particulier ) de leur sanctuaire ; ils craignaient que , si l'appel de Mahomet en faveur du monothéisme l'emportait, la Ka'ba, qui abritait un panthéon (monument ), ne perdit de son prestige et que le commerce de La Mecque ne souffrît de voir son indispensable sanction religieuse discréditée (faire perdre l'estime dont quelqu'un jouissait , diminution de la confiance ) . Il est possible aussi que les Quraych aient été offensés par le ton autoritaire de Mahomet ; car, quoiqu'il fût lui-même quraychite, il ne faisait pas partie du cercle fermé de la classe dirigeante .

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Pendant douze ans, Mahomet prêcha à la Mecque à ses risques et périls (en acceptant d'en subir toutes les conséquences ) . Il fit quelques adeptes (sympatisants ), qui se trouvèrent eux aussi exposés à un tel danger que Mahomet les autorisa à chercher refuge dans le royaume chrétien d'Aksoum . En 622, le sort de Mahomet s'améliora de façon spectaculaire . Des envoyés de l' Etat-oasis agricole de Yathrib l'invitèrent, à sa surprise, à émigrer chez eux et à y prendre le pouvoir . Yathrib était déchiré par des dissensions (divisions profondes, discorde, désaccord )politiques que ses habitants n'arrivaient pas à surmonter . En 622, Mahomet s'enfuit de La Mecque avec un seul compagnon, Abu Bakr .Les fugitifs échappèrent aux poursuites et, à Yathrib, Mahomet remplit sa mission politique avec le plus grand succès . Les Yathribites avaient deviné avec beaucoup de perspicacité ses capacités . Et pourtant, jusqu'alors, son expérience de l'administration s'était limitée à la direction d'une petite secte religieuse persécutée . Il se montra néanmoins tout à fait à la hauteur de cette nouvelle situation .

Dans un champ d'application beaucoup plus vaste, en tant que dirigeant de Yathrib, Mahomet réconcila les factions de la ville entre elles et avec les adeptes de l'islam venus de La Mecque pour le rejoindre .La majorité non juive de Yathrib semble être devenue musulmane avec empressement, et leur nouvelle religion commune constitua un lien effectif entre les autochtones et les réfugiés .

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Les Etats souverains font la guerre, et Mahomet, devenu chef d'Etat, n'hésita pas à combattre ses concitoyens de La Mecque . La situation politique de Mahomet était différente de celle de Jésus lorsque celui-ci avait accepté de se laisser arrêter . Jésus était sujet de l'Empire romain, et, s'il s' était révolté, sa rébellion aurait coûté de nombreuses vies juives, sans aucun espoir de victoire militaire .

Mahomet avait une chance de l'emporter, et c'est ce qui se produisit d'ailleurs . Mais ses succès comme chef d'Etat et comme belligérant eurent les mêmes conséquences pour l'islam que la conversion de Constantin ( 1er, Flavius empereur romain de 306 à 337) pour le christianisme . Ils compromirent ( mirent en danger, nuire) la religion avec la politique et la guerre .

Dans sa ville refuge, Mahomet était stratégiquement bien placé pour faire la guerre à La Mecque, car Yathrib était situé sur la route qui va de La Mecque à la Syrie .Il n'hésita pas à pillier les caravanes de La Mecque, même pendant les mois de la trêve (cessation provisoire des hostilités )annuelle . En 630, La Mecque capitula . Mahomet accorda aux quraychites, la tribu à laquelle il appartenait, des conditions de paix favorables, et fit la fortune de la Ka'ba et de son pèlerinage en les incorporant aux institutions de l'islam .En 632, année de sa mort, la souveraineté de son gouvernement était reconnue dans toute l'Arabie, jusqu'aux frontières méridionales des tribus nomades arabes qui faisaient allégeance (soumission, obéissance ) soit à l'Empire d' Orient, soit à l'Empire Perse .

L'une des conditions de la soumission politique à l'Etat de Mahomet était la conversion ( fait de passer d'une croyance considérée comme fausse à la vérité présumée) à l'islam mais, dans bien des cas, ce n'était que pour la forme, spécialement à La Mecque .

Les guerres de Mahomet entre 622 et 632 étaient de peu d'importance comparées à la guerre romano-perse contemporaine de 604-628, mais l'effet combiné de la grande guerre du nord et des petites guerres d'Arabie eut d'immenses conséquences .

La profusion (surabondance) de butin fut l'un des moyens par lesquels Mahomet maintint l'unité de son corps politique hétérogène, et s'assura sa loyauté .

Les habitants de La Mecque furent les premières victimes de l'appétit de la communauté musulmane pour le pillage ; la spoliation (dépouillement, vol ) des clans juifs à Yathrib et plus tard à Khaybar se révéla encore plus lucrative (rénumération avantageuse , qui procure des profits) .

Mahomet savait que Juifs et Chrétiens étaient les "Peuples du livre ", c'est-à-dire qu'ils possédaient des Ecritures contenant des enseignements et des commandements qu'ils regardaient comme des révélations divines . Mahomet accepta en toute confiance leur croyance à ce sujet . Lui-même voyait dans le Coran qui lui avait été dicté l'ultime ( le tout dernier, l'extrême) révélation de Dieu, une révélation définitive, spécialement, spécialement destinée aux Arabes, et donc en langue arabe . Comme le monothéisme était la vérité fondamentale révélée dans le Coran, tout comme dans les Ecritures juives et les Evangiles, Mahomet pouvait espérer recevoir la sympathie et le soutien des clans arabes de Yathrib qui avaient embrassé le judaïsme ( religion des juifs) .Cependant, il était bien naïf (candide, qui est plein de confiance excessive ) de sa part de croire que les juifs de Yathrib abandonneraient leur judaïsme pour l'islam en raison du fait que le Coran était le livre dans lequel Dieu donnait sa révélation (faire connaître ce qui était inconnu ) aux fidèles de langue arabe . Mahomet ne pouvait ignorer que les juifs avaient refusé avec persistance d'abandonner le judaïsme pour le christianisme .A la différence des païens (les gens de l'antiquité païenne, non chrétienneou non judaïque ) , les juifs de Yathrib ne répondirent pas à l'appel de Mahomet qui leur demandait de devenir musulmans .

Mais , de plus, ils se montrèrent insolents, d'une façon aussi gratuite que téméraire ( hardi à l'excès, avec imprudence) . Ils firent remarquer que le Coran contenait un grand nombre d'erreurs dans ses références aux enseignements de la Torah (la Loi en hébreux, ensemble des 5 premiers livres de la Bible) . Or, si ces erreurs étaient grossières, elles étaient inoffensives .Pour Mahomet cependant, la rebuffade (mauvais accueil, refus hargneux, méprisant) était blessante et lui portait tort . Sa riposte fut brutale, hors de proportion avec l'offense des juifs, et faisait fi ( dédaigner, mépriser) des principes moraux . Les juifs de Yathrib constituaient une minorité, mais ils étaient riches, Mahomet donna à la majorité musulmane de la communauté yathribite carte blanche pour les dépouiller (dévaliser ) et les évincer (déposséder ) . La dernière fournée des victimes yathribites de Mahomet ne fut même pas autorisée à partir sans rien emporter . Ils ne furent pas seulement dépouillés : les hommes furent massacrés ; quant aux femmes et aux enfants, ils furent réduits à l'esclavage par Mahomet .

Ainsi le brigandage ( vol ou pillage commis avec violence et à main armée) , la guerre et le massacre comptèrent au nombre des moyens par lesquels Mahomet implanta l'islam . Les mêmes crimes ont été commis par les chrétiens et, moins fréquemment, par les bouddhistes . Dans les Ecritures juives, ils sont également attribués à Moïse et à Josué . Mais les fondateurs du bouddhisme (doctrine religieuse fondée dans l'Inde ; elle est issue du brahmanisme ) et du christianisme, eux du moins, ne donnèrent pas ces mauvais exemples à leurs successeurs .

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Voici un résumé de l'ensemble du contexte dans lequel les débuts de la religion musulmane se réalisèrent . Il permet de comprendre cet évènement considérable et surtout l'influence des environnements physiques et humains dans lesquels se jouèrent une grande partie de l'histoire de l'humanité . Nous poursuivrons cette narration et commenterons la suite de cette aventure humaine dans quelques semaines . A bientôt, Gerboise .
















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samedi 9 juin 2007

Mahomet , le Prophète et l'homme d'état, vers 570-632 .1ère Partie

La vie musulmane au Moyen Âge (XIIIe siècle) :l'école .Manuscrit des Séances de Harîrî, op. cit. (Ektachrome, Armand Colin .


Jusqu'au VIIe siècle, les Arabes, qu'ils fussent nomades (Bédouins) ou sédentaires, du Sud ou du Nord, à l'état tribal ou vivant dans le cadre institutionnel d'un royaume, n'étaient pas sans religion .Les tribus bédouines pratiquaient l'adoration de quelques idoles, et, parmi les sédentaires, il s'en trouvait de nombreux qui avaient adhéré, depuis bien longtemps, à la religion d' Etat de l' Empire Byzantin, à savoir au christianisme :il y avait des Arabes chrétiens en Syrie, dans les provinces romaines qui bordaient la Méditerranée (Liban et Israël actuels), dans les déserts de la Jordanie, et aussi en Arabie du Sud (chrétiens éthiopiens) . Enfin, dans les oasis, notamment à Yathrib (la future Médine), certains Arabes étaient acquis, depuis des siècles à la religion juive .

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Tout a basculé en l'an 610 , lorsqu'un homme de la Mekke (La Mecque), Muhammad, fils de 'Abd Alläh, fils de ' Abd al-Muttalib, connu des Occidentaux sous le non de Mahomet, reçu la Révélation .


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La religion qu'il a prêchée est une religion monothéiste qui célèbre le même Dieu que celui des juifs et des chrétiens, le dieu d' Abraham ; comme le judaïsme et le christianisme, elle repose sur un Livre Saint révélé par Dieu au Prophète Mahomet, le Coran et, comme le judaïsme et le christianisme, il en est issu une vaste organisation politique et une civilisation nouvelle .
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Mahomet (vers 570-632 ) a d'abord prêché l'Isläm , c'est-à-dire la soumission à Dieu (Alläh, le Dieu unique, absolu, tout-puissant et éternel, créateur de toutes choses, omniscient (universel) ) dans sa ville natale de La Mekke . Il a réuni une communauté (umma) de premiers croyants, qu'on appelle les Compagnons du
Prophète ; après avoir émigré à Yathrib (Médine), en 622 (c'est ce qu'on appelle l'Hégire), il continua sa prédication et jeta les bases de l'organisation politique et économique de la communauté islamique : aux Compagnons de la première heure se sont alors joints les
Yathribains "auxiliaires" du Prophète ou ansärs . A sa mort, ses successeurs, appelés califes,assurèrent l'expansion de l'Isläm en Arabie, au Moyen Orient, en Afrique du Nord et jusqu'en Europe (Espagne) .

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Le mot Isläm a alors connoté non seulement un grand mouvement religieux aux formes multiples, mais aussi une puissance politique de premier plan, dont les Arabes ont perdu le contrôle au profit des Turcs ottomans à partir du XIVe siècle . Par ailleurs, la religion islamique s'est répandue en Extrême-Orient (Chine, Pakistan) et dans l'Asie du Sud-Est (au XIIIe siècle), puis plus tardivement, en Afrique noire . A travers tous ces pays, l'Isläm a pris deux grandes
formes : le Sunnisme (Isläm réputé orthodoxe) et le Chiisme, pratiqué par les musulmans qui considèrent les trois premiers califes, comme des usurpateurs et qui sont les partisans de' Ali,quatrième calife et seul successeur légitime du Prophète selon eux .
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De même que le christianisme repose sur des livres saints (les Evangiles) et sur la volumineuse littérature des Pères de l'Eglise, de même l'Isläm repose sur un Livre Saint, le Coran, recueil des révélations reçues et prêchées par Mahomet et sur les écrits des Compagnons et de leurs successeurs concernant le Prophète, ses habitudes, ses paroles, son mode de vie, etc.
l'ensemble de ces "traditions" (en arabe hadïth) constitue la Tradition du Prophète ; elles ont été recensées dans le courant des deux siècles qui suivirent l'Hégire (on dit : "un Hadïth" pour citer une tradition particulière, et "le Hadïth " pour désigner leur collection) ; ceux qui les ont collectés sont appelés des traditionnistes .
Les hadïths nous rapportent une foule de paroles, d'usages, d'évènements qui ont fait partie de la vie du Prophète . Parmi ces usages, il en est qui sont supérieurs à tous les autres : ce sont les comportements civils ou religieux du Prophète dans des situations particulières, dont l'ensemble est la "Coutume du Prophète" ou Sunna, rapportée par les grands traditionnistes de l'Islam .
Enfin, les Compagnons du Prophète et leurs successeurs qui se sont spécialisés dans l'étude du Coran et de la Sunna ont dégagé de cette étude, en s'appuyant sur le consensus universel de la communauté musulmane, un droit religieux : le fiqh .La jurisprudence islamique, après de nombreuses querelles entre les savants qui l'étudiaient, a finalement abouti à quatre grandes Ecoles de droit, appelées (d'après le nom de leurs créateurs) hanafite, malékite, shafiite et hanbalite .
Fin de la première partie, à bientôt, Gerboise .