dimanche 8 mars 2009
Maîtrise, possession de l'orthographe du français .
1 - Accorder l'adjectif qualificatif :
A- Convention d'ensemble .
L'adjectif qualificatif s'accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte :
- Des expériences décisives . Elles demeuraient immobiles .
Toutes les fois que vous écrirez un adjectif qualificatif, vous devrez chercher à quel nom, à quel pronom il se rapporte en vue de l'accord .
L'adjectif précède parfois le nom ou en est éloigné . Ce n'est pas une raison pour ne pas faire l'accord :
- Il jugea vaines ces dispositions .
- Pétrifiés devant la maison que les explosions avaient dévastée , les pompiers attendaient des renforts .
B - L'adjectif accompagne plusieurs noms .
L'adjectif qui se rapporte à plusieurs noms de genre différent se met au masculin pluriel . Il est préférable de placer le nom masculin le plus près possible de l'adjectif .
C'est le sens qui règle l'accord .
- Une émeraude et un cristal de quartz verts .
- Le cygne et le héron de l'étang étaient noirs .
- L'avidité ou la peur indescriptible .
- La mort ou une vie misérable .
Après une gradation ou des noms synonymes séparés par une virgule, l'adjectif s'accorde avec le dernier nom .
Une noblesse, une grandeur d'âme, des états d'esprit étonnants .
C - L'adjectif accompagne un nom suivi d'un complément .
C'est le sens qui règle l'accord.
-Une bande d'étudiants prêts [ou prête] à dévaler dans le quartier latin .
- Une armée de fourmis guerrières plus dense que jamais .
- Une foule de badauds originaires de divers quartier .
- Un manteau de bure (grossière étoffe de laine des vêtements des moines) brune [ou brun] .
- Un pardessus de laine très long .
- Un pinceau de soie naturelle .
D - Adjectifs composés .
Les adjectifs s'accordent ; l'adverbe reste invariable .
- Des paroles aigres-douces .
- Des enfants nouveau-nés .
Mais frais et grand varient conformément à l'ancien usage ne distinguant pas l'adjectif de l'adverbe .
- Des fleurs fraîches écloses .
- Des fenêtres grandes ouvertes .
Si l'adjectif composé est employé comme nom, on écrit :
- Des nouveaux venus, une nouvelle venue ; cependant une exception : des nouveau-nés .
Dans tout-puissant, tout ne varie qu'avec un nom féminin :
- des gérants tout-puissants ; des assemblées générales toutes-puissantes .
E - Noms à valeur d'adjectifs, marquant la couleur .
Ces noms restent invariables . Mais, fauve, mauve, pourpre employés comme adjectifs sont variables .
- Des vestes marron .
- Des toits carmin .
- Des tentures pourpres .
Les adjectifs composés marquant la couleur restent invariables : des cheveux d'un châtain clair .
- Des cheveux châtain clair .
- Une améthyste (pierre semi-précieuse) bleu clair .
F - Autres accords particuliers .
Après la locution avoir l'air, l'adjectif peut s'accorder avec air ou avec le sujet .
- Cette joueuse a l'air étonné [ou étonnée] .
- Les autres tennisman ont l'air étonné [ou étonnés] .
Mais si le sujet est un nom de chose, l'adjectif s'accorde toujours avec lui .
- Cette affaire n'a pas l'air intéressante .
L'adjectif qualificatif [ou indéfini] et le participe qui se rapportent à gens se mettent d'ordinaire au masculin .
- Tous les gens âgés .
- Rassurés par cette nouvelle, les gens se dispersent .
- Tous les vrais honnêtes gens .
Toutefois les adjectifs tels que vieux, sot, bon, qui ne sont pas terminés au masculin par un e muet, se mettent au féminin s'ils précèdent immédiatement gens . Ce féminin entraîne celui des autres adjectifs placés avant gens .
- Toutes les vieilles gens étaient partis .
Les adjectifs nu et demi restent invariables devant le nom . L'adjectif mi qui ne peut se placer que devant le nom, reste également invariable . Remarquez bien que demie même placé après un nom au pluriel reste au féminin singulier .
- Nu-tête ; une demi-heure .
- A mi-jambes .
- Tête nue ; pieds nus .
- Une heure et demie .
- Trois heures et demie .
Le pronom quelque chose étant neutre, l'adjectif est au masculin .
- Quelque chose de bleu .
G - Adjectifs employés comme adverbes ou prépositions .
Dans le premier exemple, chères est un adjectif attribut de fleurs ; dans le second, cher est un adverbe invariable qui se rapporte à se vendent et non à fleurs .
- Ces fleurs sont chères .
- Ces fleurs se vendent cher .
Nous poursuivrons cette rubrique dans des prochains billets .
Bien à vous , Gerboise .
jeudi 30 octobre 2008
Maladresses dans l'utilisation de notre langue française : Mise en garde et conseils en vue de rédiger ou de lire un texte quel qu'en soit le thème .
Une phrase peut être irréprochable au point de vue grammatical et très mauvaise au point de vue du style . L'expression est le vêtement de la pensée . Or l'étoffe d'un vêtement est parfois excellente, et la façon (travail du tailleur, façonner un tissu) , déplorable : telle une phrase correcte, mais peu élégante .
Nous vous proposons de nous intéresser, d'étudier en quelque sorte, dans ce qui va suivre, l'absence de netteté dans l'expression des idées .
Mais ce n'est pas seulement l'expression qui peut être vague, imprécise, approximative; parfois les idées le sont tout autant . En d'autres termes, il y a lieu de distinguer le manque de clarté tantôt dans le fond, tantôt dans la forme .
Premier cas : Le fond, ce qui fait la matière, le sujet d'un texte .
Le manque de clarté produit surtout l' "obscurité " ( défaut de précision, d'intelligibilité) , relève de l'invention et de la disposition, tout en réagissant habituellement sur l'expression . Telles sont certaines définitions abstruses ( difficiles à pénétrer, à en saisir le sens, la signification ) certaines explications nuageuses . Il est difficile, en effet, de condenser dans une exposition claire des choses qui ne le sont pas en elles-mêmes, et c'est alors que le mot de Voltaire est applicable : " Quand deux philosophes discutent sans se comprendre l'un l'autre, dit-il, ils font de la métaphysique, et, quand chacun en arrive à ne plus se comprendre soi-même, c'est de la haute métaphysique " . A ce compte, bien des écrivains font de la métaphysique sans le savoir . Malheureusement l'obscurité peut envelopper une œuvre tout entière: Héraclius, de Corneille, par exemple, et nous recommandons comme un excellent exercice d'essayer de résumer cette pièce, ou le dénouement de Tite et Bérénice, du même auteur, ou l'Etourdi, ou le Dépit amoureux, de Molière .
Deuxième cas : la forme, manière dont une pensée, une idée s'exprime, opposer la forme au fond, au contenu .
Ici, l'absence de netteté conduit surtout à l' "équivoque" (dont la signification n'est pas certaine et peut s'expliquer de diverses façons, à double sens ) . L'obscurité nous empêche de voir le sens ; l'équivoque, qu'on nomme aussi " ambiguïté ", nous permet d'en voir deux ou davantage (clarté et précision ...) .
La parole si souvent citée : " Ce qui n'est pas clair n'est pas français " pourrait être complétée par l'affirmation inverse : " Ce qui n'est pas français n'est pas clair ." Par conséquent, la plupart des fautes de langue que nous expliciterons plus tard, pèchent aussi contre la clarté, notamment celles qui ont trait à l'emploi des pronoms et des propositions infinitives et participes . Les phrases obscures ou équivoques qui vont être étudiées maintenant ne sont pas absolument incorrectes , mais ...!
Victor Hugo, dans les Burgraves [ III, 4] , prête à l'un de ses héros les paroles suivantes :
"... Sanglant, mais respirant encore,
Tu me tins suspendu hors des barreaux de fer ".
Qui, sanglant ? qui, respirant ? La grammaire dit tu, le contexte dit me . La construction est mauvaise . Cette faute, comme mainte syllepse (figure qui consiste à mettre les mots en rapport non avec d'autres mots suivant les règles ordinaires, mais avec la pensée elle-même ; compréhension, c'est-à-dire figure qui se résume à à faire accorder un mot avec l'idée plutôt qu'avec le mot auquel il se rapporte grammaticalement), s'explique parce que l'écrivain, dans le feu de la composition, ne la suppose pas un instant possible, tellement le rapport de sens lui paraît lumineux entre me d'une part, sanglant et respirant de l'autre . Toutefois, le lecteur peut s'y tromper ; il ne faut donc pas l'exposer à cette erreur . C'est pour cela que tout auteur doit être doublé d'un critique, et cette observation ne s'applique pas seulement aux phrases, mais aussi à la conception, à la composition, etc.
Deux autres exemples nous feront mieux comprendre .
Ferdinand Fabre écrivait à un ami :
" Je travaillerai tant que la victoire me restera . "
Quand on sait que l'auteur débutait alors, on comprend que " tant" est un adverbe signifiant "tellement" ; autrement la phrase pourrait vouloir dire : Je travaillerai aussi longtemps que la victoire me restera ; si elle me fuit, je renonce à écrire .
Elle n'est donc pas assez claire .
Dans un ouvrage excellent, un académicien s'exprime ainsi :
" Voilà la perfection ; et Voltaire l'atteindra, et il l'a atteinte, comme tous ses contemporains, on peut le voir par les lettres de d'Alembert et de Bernis, en sont persuadés ".
A première vue, on croit que Voltaire a atteint la perfection comme tous ses contemporains l'ont atteinte , ce qui ne laisse pas de surprendre ; tandis que l'auteur veut dire comme tous ses contemporains en sont persuadés . Pourquoi donc ne pas réunir directement le sujet et le verbe ? Pourquoi les séparer si malencontreusement par une proposition entière, qu'il serait si facile de rejeter à la fin ?
... Il l'a atteinte, comme tous ses contemporains en sont persuadés, on peut voir, etc...
Pourquoi ? Probablement parce que l'auteur, emporté par la force de sa pensée, n'a pas vu l'équivoque, qui est due, pour une part, au rejet du verbe persuader et pour le reste, au sens peu précis de comme .
Il faut se méfier du mot "comme" , qui se prête aisément à des interprétations opposées .
Voici proposée la mésaventure du pauvre Caboussat, que tout Arpajon écoute comme un imbécile, ce qu'on peut interpréter ainsi :
Comme un imbécile écouterait Caboussat ;
Comme Arpajon écouterait un imbécile .
Nous continuerons à vous entretenir de ces fautes, parfois grossières [et dont nous ne sommes pas nous-mêmes "exempt" (exempter : soustraire à ...), lorsque toute notre attention n'est pas concentrée sur notre texte ], qui désorientent souvent le lecteur plus ou moins attentif . Dans certains de nos prochains billets , nous vous proposerons d'autres sujets de réflexion concernant la clarté de notre langue française .
Bien à vous, Gerboise .
vendredi 17 octobre 2008
Ne confondez pas (*) les différentes manières (**) d'exprimer (***) une action passée (****) .
(**) manière : forme particulière que revêt (revêtir, prendre) l'accomplissement d'une action, le déroulement d'un fait, l'être ou l'existence .
(***) exprimer : faire connaître par le langage, manifester sa pensée .
(****) passée : qui appartient à un temps révolu, écoulé, terminé [en parlant d'un espace de temps].
A - Le passé simple :
s'emploie lorsque le moment où l'action s'est faite est mentionné dans le texte :
Ex. : Le mouleur-fondeur finit son moule (corps solide creusé et façonné avec un sable spécial , dans lequel on verse une substance liquide ou pâteuse qui, solidifiée, conserve la forme ; moule fabriqué en fonderie qui sera rempli de métal liquide pour obtenir un objet métallique) en fin de semaine .
Ex. : Le chirurgien termina son opération vers midi .
B - Le passé composé :
s'emploie lorsque le moment où l'action s'est faite n'est pas mentionné dans le texte :
Ex. : Le mouleur-fondeur a fini son moule .
Ex. : Le chirurgien a terminé son opération .
C - L'imparfait de l'indicatif :
s'emploie lorsque l'action exprimée par le verbe a eu lieu en même temps qu'une autre également passée :
Ex. : Le mouleur-fondeur finissait son moule quand le métal dans le four a atteint sa température de fusion .
Ex. : Le chirurgien terminait son opération quand la tension artérielle du malade a augmenté .
D - Le plus-que-parfait de l'indicatif :
s'emploie lorsque l'action exprimée par le verbe était terminée quand une autre, également passée, a eu lieu :
Ex. : Le mouleur-fondeur avait fini son moule quand le métal dans le four a atteint sa température de fusion .
Ex. : Le chirurgien avait terminé son opération quand la tension artérielle du malade a augmenté.
E - Le passé antérieur :
s'emploie lorsque l'action exprimée par le verbe a eu lieu immédiatement avant une autre, également passée :
Ex. : Aussitôt que le mouleur-fondeur eut fini son moule, le métal du four atteignit sa température de fusion .
Ex. : Aussitôt que le chirurgien eut terminé son opération, la tension artérielle du malade augmenta .
Gerboise espère que l'ensemble de ces précisions vous sera utile . A bientôt, bien à vous .
jeudi 1 mai 2008
Ah ! ces participes passés. Funestes,douloureux,préjudiciables* à la plupart d'entre nous,dès que notre attention et notre réflexion sont distraites**
** distraites : dont la vigilance, [effort continuel pour ne pas se laisser surprendre par des erreurs d'inattention ] échappe à la volonté, s'atténue [s'affaiblit] ou se disperse [se dissémine, s'éparpille] .
Voici un premier aide mémoire pour nous [à Gerboise également ! ] apporter un réconfort, un soulagement, un modique soutient lors de nos écritures, en vue de dominer, de subjuguer [gagner en exerçant une sorte de domination, d'ascendant] nos angoisses et nos appréhensions .
Il est nécessaire de caractériser ( indiquer avec précision, déterminer dans quel cas, dans quel contexte la proposition se situe, à quelle situation l'on a affaire) trois éventualités, conformément à l'emploi du participe passé :
1 - isolé, sans auxiliaire : des minéraux inestimables ; des qualités humaines reconnues .
2 - avec l'auxiliaire être ou un verbe apparenté : ils seront examinés au laboratoire ; ils paraissent "paumés", désorientés .
3 - avec l'auxiliaire avoir : nous avions déjà vu_ la collection .
Participe Passé EMPLOYÉ SANS AUXILIAIRE .
Comme les adjectifs, il s'accorde en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/pluriel) avec le nom auquel il se rapporte :
- soit comme épithète (adjectif qualificatif qui n'est pas relié au nom par un verbe; opposé à attribut ) : une expérience interrompue ; des exercices non réalisés .
- soit comme attribut (terme relié au sujet ou au complément d'objet par les verbes d'état être, paraître, sembler, devenir, etc.) : Je les trouvai endormis ; je les ai interrompus dans leur activité !
Exception :
- certains participes comme : attendu, vu, supposé, ci-inclus, ci-joint, restent invariables quand ils précèdent le nom : ci-inclus les pièces jointes demandées ; Je vous envoi ci-joint vos documents ; mais : Vous pourrez récupérer vos feuilles de brouillons ci-jointes .
Participe passé EMPLOYÉ AVEC LE VERBE ÊTRE .
Véritable adjectif attribut, il s'accorde alors en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte :
- soit dans les formes passives (formes verbales qui présente l'action comme subie par le sujet) des verbes transitifs ( se dit de tout verbe qui peut avoir un complément d'objet ; verbes transitifs directs [il "travaille" le jardin ; verbes transitifs indirects, dont le complément est construit avec une préposition ~à, de~ [ il "travaille" à ses examens] ) :
au présent : Elle est admirée de tous ;
au futur : Nous serons interrogés la semaine prochaine ;
au passé : Ils ont été refusés à leur examen ; elle a été écartée de la compétition ;
-soit dans les formes actives (aspects de l'action verbale dans ses rapports avec le sujet, suivant que l'action est considérée comme accomplie par lui ~voix active ~, ou subie par lui ~voix passive ~ [ temps passés] des verbes intransitifs (se dit d'un verbe qui n'admet aucun complément d'objet et peut constituer avec le sujet une phrase minimale achevée [la machine fonctionne ] )
: Elles sont venues hier ; vous êtes arrivés trop tard .
Participe passé EMPLOYÉ AVEC LE VERBE AVOIR .
Le participe passé mis en œuvre avec le verbe avoir reste invariable si , lorsqu'on écrit le mot auquel il {le participe passé} se rapporte n'est pas connu , ou s'il n'a pas de complément d'objet direct [encore exprimé , donc non placé avant] (en d'autres termes, si au moment de noter, de rédiger le mot auquel {le participe passé} se rattache, l'on n'a pas été informé de quoi que ce soit le concernant dans ce qui précède, alors {le participe passé} reste invariable) .
Dans le cas contraire, c'est-à-dire lorsque, au moment où l'on écrit le participe, le mot auquel il se rapporte est connu , parce qu'il le précède, le participe passé s'accorde avec ce complément d'objet en genre et en nombre .
En effet, si nous écrivons j'ai observé, nous ne pouvons faire accorder observé ne connaissant pas encore (ou n'ayant pas encore écrit) la chose observée . Observé restera donc invariable dans les phrases comme :
J'ai observé une expérience, des expériences , .......... un arbre, des arbres .
Mais si nous écrivons : Les fleurs que j'ai cueillies , l'accord est obligatoire puisque, quand nous écrivons cueillies, nous connaissons la chose cueillie, ici fleurs, mot représenté par le pronom que .
Nous écrirons donc : Les fleurs que j'ai cueillies . Les fruits que j'ai cueillis .
Comparez de même : Nous avons parcouru de belles régions, et : les régions que nous avons parcourues étaient de toute beauté .
Nous vous présenterons les cas particuliers la semaine prochaine , pour vous permettre de " digérer "ce premier hors-d'œuvre . Bon courage et bien à vous , Gerboise .
mardi 15 janvier 2008
Propositions circonstancielles

1 - Les propositions circonstancielles complètent le verbe en marquant une circonstance de l'action exprimée .
Elles sont introduites par un mot de liaison (conjonction ou locution conjonctive) qui caractérise plus ou moins nettement la circonstance .
Les propositions circonstancielles sont ordinairement l'équivalent d'un nom complément circonstanciel introduit par une préposition :
Il arriva quand je partais . Il arriva lors de mon départ .
Veillez de peur qu'on ne vous surprenne . Veillez de peur d'une surprise .
2 - Variété des circonstances . - Les circonstances qu ' expriment ces propositions sont fort diverses et non toujours nettement définies . Les distinguer est très utile à l'investigation du sens .
Les principales espèces de circonstances marquent le lieu (locatives) , le temps (temporelles) , la cause (causales ) , le but (finales) , la conséquence (consécutives) , la condition (conditionnelles) , la comparaison (comparatives) , l'opposition (oppositives, restrictives ou concessives ) , la manière ...
I - .CIRCONSTANCIELLES DE LIEU.- Introduites par l'adverbe relatif où, elles sont faciles à reconnaître :
Où un minéral s'est développé , la concentration du milieu de croissance a diminué .
II- .CIRCONSTANCIELLES DE TEMPS .- Elles sont introduites par des conjonctions ou des locutions conjonctives marquant :
A- la simultanéité de l'action de la principale et de celle de la subordonnée : quand, lorsque, comme, tandis que, pendant que ...
B- l'antériorité de l'action de la subordonnée : quand, lorsque, après que, dès que, sitôt que, à peine ... que...
C - la postériorité de l'action de la subordonnée : avant que, en attendant que, jusqu'à ce que...
1 - Mode du verbe .-Les propositions exprimant une action simultanée ou antérieure à l'action principale marquent un fait considéré comme réel , et conséquemment se construisent à l'indicatif :
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l' août . (La Fontaine)
-Les propositions exprimant une action postérieure à l'action principale marquent un fait incertain et se construisent au subjonctif :
Je partirai, avant que vous ne soyez de retour.
2 - Formes réduites .- La circonstance de temps peut s'exprimer en raccourci :
a) par un infinitif : J'irai le voir / avant de partir .
b) par un gérondif (forme verbale en ant) : Chemin faisant / il réfléchissait .
c) par un participe : Eux reçus / tout est terminé .
III - .CIRCONSTANCIELLES DE CAUSE .- Elles sont introduites par parce que, attendu que, comme, vu que, du moment que ... Elles répondent aux questions pourquoi ? pour quelle cause ou motif ?
1 - Mode du verbe .- Le verbe de la subordonnée est le plus souvent à l' indicatif , parce que la cause est ordinairement présentée comme un fait réel :
Il est triste / parce qu'on l' a grondé .
On emploie le conditionnel si la cause est présentée comme seulement possible :
Ne fais pas cela / parce que tu t'en repentirais ;
ou le subjonctif après une locution négative (non que, non pas que ...) :
J'hésite, / non pas que tous m' intimidiez, / mais ...
2 - Formes réduites .- La circonstance de cause peut s'exprimer en raccourci :
a) par un infinitif : Il fut réprimandé / pour avoir menti .
b) par un gérondif : Ne pouvant dormir, il se mit à songer (rêvasser).
c) par un simple adjectif ou un nom : Et rose, / elle a vécu ce / que vivent les roses . ( Malherbe.)
IV -. CIRCONSTANCIELLES DE BUT .- Comme elles expriment un but, elles sont introduites par afin que, pour que, de crainte que, de peur que ... et par que employé dans le même sens . Elles répondent aux questions : Pourquoi ?, dans quelle intention ? pour quel motif ?
1 - Mode du verbe .- Les subordonnées de but sont toujours au subjonctif parce qu'un but (ou une intention) ne peut être présenté comme une réalité :
Veillez / de crainte qu'on ne vous surprenne.
Approchez / que je vous dise deux mots.
2 - Forme réduite .- La circonstance de but peut s'exprimer par un infinitif précédé d'une préposition : Il voyage / pour s'instruire .
V - CIRCONSTANCIELLES DE CONSÉQUENCE .- les circonstancielles marquant la conséquence sont introduites par de manière que, de façon que, de sorte que, si bien que, tant que, tellement que, au point que, si...que ...
1 - Mode du verbe .- Le verbe de la subordonnée de conséquence se met :
a) à l'indicatif, quand la conséquence est présentée comme réelle :
Le petit cristal grossit / si bien qu'il devint visible.
J'ai tant fait / que nos gens sont enfin dans la plaine . (La Fontaine)
b) au conditionnel, quand la conséquence est hypothétique :
Ce travail est si facile / que tous pourraient le faire .
c) au subjonctif, quand la conséquence est présentée comme un but à atteindre :
Agissez / de manière que chacun soit content .
2 - Forme réduite .- La circonstance de conséquence peut s'exprimer par un infinitif :
Qui te rend si hardi / de troubler mon breuvage ? (La Fontaine)
VI - CIRCONSTANCIELLES DE COMPARAISON .- Elles sont introduites par comme, comme si, et par des locutions formées d'un adverbe ou d'un adjectif comparatif suivi de que (ainsi, plus, moins, selon, tant... ; tel... ; meilleur ..., pire ...) .
1 - Mode du verbe .- La subordonnée de comparaison est généralement à l' indicatif :
Comme il sonna la charge, / il sonne la victoire . (La Fontaine)
a) On emploie le conditionnel quand la subordonnée exprime une hypothèse :
Ce médecin le soigne / comme il soignerait son fils .
b) Les subordonnées introduites par comme si expriment à la fois une condition et une comparaison . Elles sont soit à l'imparfait de l' indicatif :
Beaucoup d'hommes vivent / comme s'ils ne devaient pas mourir .
c) soit au plus-que-parfait de l'indicatif ou du subjonctif :
Il fuyait / comme si on l' avait poursuivi .
Il se taisait / comme s'il eût craint d'être blâmé .
2 - Formes réduites .- Souvent le sujet ou l'attribut de la comparaison est seul exprimé :
IL / se conduit / comme / un insensé . Il / est plus appliqué qu ' intelligent .
Souvent aussi les deux propositions de la comparaison sont elliptiques ( se dit d'un style qui supprime des mots qui seraient nécessaires à la régularité de la construction ) :
Tel père, / tel fils . - Autant de têtes, / autant d'avis.
VII - CIRCONSTANCIELLES DE CONDITION . - Elles sont introduites par la conjonction si , par quand dans le sens de si , et par les locutions à condition que, pourvu que, à moins que, supposé que, pour peu que ...
1 - Mode du verbe .- Généralement le si conditionnel se construit avec l'indicatif :
Si tu veux la paix / prépare la guerre . Si vous y consentiez, / je me retirerais .
Si vous l'aviez permis, / j'aurais fait cette démarche .
a) Après selon que, suivant que, le verbe se met à l' indicatif :
Selon que vous serez puissant ou misérable ... (La Fontaine )
b) Après au cas où, le verbe se met au conditionnel :
Au cas où cela arriverait, avertissez-moi .
c) Après les autres conjonctions, on emploie généralement le subjonctif :
En cas que je sois absent, / écrivez-moi . Pourvu que vous fassiez votre devoir, / cela suffit
d) Après à condition que on peut employer le futur :
Je vous promets un congé, / à condition que vous serez sage .
2 - Remarque . - Souvent le rapport de condition n'est pas marqué par la forme de la subordination . Il peut s'exprimer par la coordination ou la simple juxtaposition .La proposition conditionnelle prend alors la forme d'une principale :
Lui ferait -on des excuses, / il ne les accepterait pas (= même si on lui faisait ...) .
La principale peut même prendre l'apparence d'une subordonnée :
Il ne jurerait / que je n'en croirais rien ( que, explétif ~terme de grammaire, se dit d'un mot qui, sans être nécessaire au sens d'une phrase, y introduit cependant une nuance et souvent la renforce ~)
3 - Formes réduites . - La condition peut aussi être exprimée :
--par un infinitif précédé de à, à moins de :
A le croire, / il est digne d'éloges . A moins d'être naïf, / on ne s'y laisse pas prendre .
--par un gérondif : En veillant sur moi , je ne ferai pas d'imprudence .
-- par un adjectif ou un nom en apposition : La maison, / bien réparée / serait très habitable
VIII - CIRCONSTANCIELLES D'OPPOSITION ET DE CONCESSION . On range sous le nom de concessives (propositions de concession ) des circonstancielles qui expriment une opposition, une restriction, une atténuation à l'idée de la principale ou, rarement, une concession proprement dite .
Ces propositions sont introduites par les locutions bien que, quoique, quoi que, qui que, quand même, si...que, lors même que, bien loin que, même si ...
Quoi que vous écriviez / évitez la bassesse . (Boileau)
1 - Mode du verbe . - Le verbe de la subordonnée d'opposition se met, dans la plupart des cas, au subjonctif : Si savant que l'on soit , / que de choses on ignore !
a) Après quand (= même quand), lors même que, on emploie le conditionnel :
Quand tu serais sac, / je n'approcherais pas . (La Fontaine)
b) Après tout... que, excepté que, sauf que, on emploie l'indicatif :
Tout Picard que j'étais, / j'étais un bon apôtre . (Racine)
c) La proposition d'opposition prend parfois la forme d'une indépendante juxtaposée : Ce serait au prix de ma vie, / je n'hésiterais pas .
d) La principale peut même prendre la forme d'une subordonnée :
Serait-ce au prix de mon élimination / que je n'hésiterais pas .
2 - Formes réduites . - La circonstance d'opposition peut s'exprimer :
a) par l'ellipse du sujet et du verbe après quoique, bien que :
Quoique très fatigué, /il est sorti . Bien que mécontent, / il me fit bon accueil .
b) par un gérondif ou un participe : Vous avez fait cela / sachant / que c'était défendu .
IX - CIRCONSTANCIELLES DE MANIÈRE . - La circonstancielle de manière est introduite par sans que et se construit au subjonctif : Faites cela sans qu'on s'en aperçoive
a) On peut assimiler aux circonstancielles de manière certaines propositions de conséquence :
Tout alla / de façon qu'il ne vit plus aucun poisson . (La Fontaine)
b) certaines propositions de comparaison : J'ai fait / comme on me l' a prescrit .
Ces propositions sont à l'indicatif .
Formes réduites . - La manière est souvent exprimée par un gérondif : Il s'exprime / en gesticulant .
Voici un sujet de réflexion à propos des règles de grammaire, avec des exemples, de notre langue française qui ne sera pas inutile pour certains et qui peut-être sera l'objet de critiques pour d'autres . D'autres thèmes concernant certaines règles de grammaire seront présentés ultérieurement . Bien à vous, Gerboise .dimanche 13 janvier 2008
La ponctuation, art de distinguer, au moyen de signes convenus, les phrases et les parties de phrases , entre-elles (1).

(1) voir la suite dans un prochain billet .
Sans les arrêts imposés par le code de la route , la circulation urbaine serait dangereuse , anarchique, impossible ! Dans nos phrases aussi , nous devons lutter contre les embarras de l'expression en introduisant de l'ordre, en morcelant les divers éléments , et par le choix de "voies de dégagement ". De cette surveillance dépend la clarté de nos paroles et de nos écrits.
Les relations des mots entre eux, des propositions (groupe de mots comprenant essentiellement un sujet, un verbe, un attribut ~ mot exprimant une qualité, une manière d'être attribuée à un nom par l'intermédiaire d'un verbe comme être, devenir, paraître, sembler, trouver, nommer, élire, proclamer, croire, faire, etc. ~ et parfois des compléments ) entre elles, des phrases entre elles, par suite, des idées ainsi exprimées sont marquées en français par la place de ces éléments et aussi, comme on vient de le voir, par certains termes dont l'unique raison d'être est de les unir, à savoir par les prépositions et les conjonctions . Mais ce n'est pas que cela .
Dans la forme orale, ces rapports sont sinon marqués, du moins soulignés par la lenteur, par la rapidité, par des pauses du débit, par la variété des inflexions de la voix .
Dans la forme écrite, ils sont soulignés aussi par des signes conventionnels, appelés signes de ponctuation.
Cette ponctuation , c'est donc l'Art de distinguer , par des signes conventionnels, en l'exprimant d'une autre manière , les phrases entre elles, les sens partiels qui constituent ces phrases, et les divers degrés de subordination qui conviennent à chacun de ces sens .
Mettre la ponctuation, manière de ponctuer .Une même phrase, ponctuée de diverses manières, peut avoir un sens tout à fait différend .
"Mettant dans sa lecture cette espèce de ponctuation délicate qui fait sentir les différents genres de mérite par des inflexions aussi fines que variées" (d'ALEMBERT, Éloges, Lamotte .)
Un texte mal ponctué est difficile, sinon impossible, à lire et même à comprendre, car il peut prêter à des erreurs d'interprétation
Cet ensemble de signes sert à marquer surtout les poses et les arrêts indispensables au lecteur . Elle correspond à des modulations (inflexion variée de la voix; se servir de sa voix, utiliser cet art de rythmer ses paroles avec habileté) , à des arrêts, à des suspensions de la voix, par suite aux différentes nuances de la pensée .
La ponctuation est comme la respiration de la phrase .C'est un élément de clarté . Elle y fait saisir l'ordre, la liaison, les rapports des idées .
Ces signes appartiennent à deux groupes :
-1- les uns ont une valeur de sentiment ;
-2- les autres sont des éléments de clarté .
Les signes de ponctuation qui marquent le sentiment .
--Un point d'interrogation indique que la phrase qu'il termine exprime un sentiment réel ou feint (verbe feindre, simuler, faire semblant) de doute, d'incertitude, d'incrédulité .
Quelle température fait-il ? Quelle heure est-il ? N'est-il pas regrettable de mentir ?
-- Un point d'exclamation avertit que la phrase est animée d'un sentiment d'étonnement, d'indignation .
Comme il a grossi ! Quoi, il a osé ! Comment ! il est parti !
Les signes de ponctuation qui servent à la clarté .
Les autres signes de ponctuation sont le point, les deux points, le point et virgule, la virgule .
--Le point marque la fin d'une phrase .
Il fait froid ce matin . La neige va tomber .
--On met deux points pour annoncer soit des paroles de quelqu'un, soit le développement, soit l'explication, la justification de ce qui précède . Dans le dernier cas, ce signe équivaut à car,
en effet .
La durée comprend trois divisions : le passé, le présent et le futur. Il l'a fait : c'était nécessaire.
La mort ne surprend point le sage :
[Car] Il est toujours prêt à partir . (La Fontaine)
-- Le point et virgule sépare soit des groupes de mots, soit des propositions, soit des groupes de propositions, lorsque chacune de ces propositions, chacun de ces groupes se compose d'éléments déjà séparés les uns des autres par des virgules .
L'un paraît agir par des réflexions profondes , et l'autre par de soudaines illuminations ; celui-ci par conséquent plus vif , mais sans que son feu eût rien de précipité ; celui-là d'un air froid , sans jamais rien de lent ... (Bossuet)
La virgule -1- sert à détacher les éléments de la proposition ou de la phrase qui ne sont unis par aucune conjonction .
Femme, moine, vieillard, tout était descendu . ( La Fontaine)
L'impertinent rebute, aigrit, irrite, offense . (La Bruyère)
Si la conjonction ( et, ou, ni) apparaît, la virgule devient inutile :
.
Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux . (La Fontaine)
Le contraire pourtant se produit : 1) Quand les termes coordonnés sont de dimensions assez étendues :
Ni les troubles, Zénobie, qui agitent votre empire, ni la guerre que vous soutenez virilement contre une nation puissante ..., ne diminuent rien de votre magnificence .(La Bruyère)
2) Quand plus de deux conjonctions de coordination sont accumulées :
Elle n'a ni parents, ni supports, ni richesse .(Molière)
3) Quand la virgule a pour objet d'indiquer que le terme coordonné n'est pas coordonné au terme qui précède immédiatement :
Ils(les sapins) montent par centaines jusqu'au dôme noircissant qui ferme le ciel, et leur raideur est héroïque .(Taine)
-- La virgule -2- sert à délimiter à leurs deux extrémités, comme le ferait une parenthèse, certains éléments de la proposition ou de la phrase qu'on pourrait isoler ou même détacher du reste .
Ces éléments sont : 1) un mot mis en apostrophe :
Donnez, riches, l'aumône est soeur de la prière .(Victor Hugo)
2) Un mot mis en apposition (emploi d'un nom, d'un adjectif, d'un participe placé auprès du nom ou du pronom dont il est séparé par une virgule, pour ajouter une qualification) .
Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage .(La Fontaine) .
Les Gaulois, ces fiers guerriers .
L'homme, juste par nature, fut corrompu par le luxe .
Lié par ses serments, il ne pouvait rien faire .
Toutefois on ne sépare pas l'apposition dans des formules comme :
Capitaine renard allait de compagnie
Avec son ami bouc des plus haut encornés (La Fontaine)
3) Un sujet ou un complément redoublé :
Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire .(Victor Hugo)
Votre lettre, je l'ai reçue . je l'ai reçue, .
4) Certains compléments de circonstance :
J'aime le son du cor, le soir, au fond des bois ...,(Alfred de Vigny)
C'est le cas surtout lorsque ces compléments précèdent le verbe : ils sont ainsi plus indépendants de lui et prennent par suite plus de relief .
Au bout de quelques jours, le voyageur arrive
En certains cantons ... (La Fontaine)
Mais quand ils sont étroitement unis au terme qu'ils complètent et qu'ils sont indispensables au sens, ils s'écrivent sans ponctuation :
Ce livre coûte vingt euros . Il a dormi toute la nuit .
La soif les obligea de descendre en un puit . (La Fontaine)
Sous un sourcil épais il avait l'oeil caché .( La Fontaine)
5) Les propositions intercalées :
Enfant, lui dit le maître , je ne t'ai point entendu .
6) Les propositions à valeur d'adjectif qu'on pourrait retrancher sans rendre la phrase inintelligible :
Un cristal, qui n'était encore que germe, commença à se développer et à apparaître .
Le contraire arrive dans l'exemple suivant :
Nul animal n'avait affaire
Dans les lieux que l'ours habitait .(La Fontaine)
7) Certaines propositions circonstancielles, auxquelles on peut appliquer les mêmes remarques à peu près qu'aux compléments de circonstance cités plus haut . Quand la proposition circonstancielle précède la principale, elle est en général délimitée par deux virgules ou par une virgule et un autre signe de ponctuation :
Quand vous pourrez, ne manquez pas de vérifier .
Le contraire souvent se produit quand elle suit :
T'attendre aux yeux d'autrui quand tu dors, c'est erreur .(La Fontaine)
Et nous achèverons nos expériences quand nous le pourrons .
8) Le participe, qu'il constitue ou non une proposition indépendante, surtout quand il marque une circonstance, soit de temps , soit de cause .
Le technicien étant occupé, ce ne lui fut pas une chose facile .
Installés, les voilà commençant les expériences .
L'usage de la ponctuation n'obéit pas toujours à des règles fixes . Il a varié au cours des siècles, et il varie, à une époque donnée, d'un écrivain à l'autre .
(Voir la suite 1, dans un prochain billet) . Bien à vous, Gerboise .