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lundi 26 avril 2010

Propos sur les comportements concernant l'activité scientifique au cours des âges:Positions de certains savants et philosophes : Ernst Mach .

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Ernst Mach, 1838-1916 .

Physicien et philosophe autrichien . Sa critique des principes de la mécanique newtonienne, influença considérablement la pensée d'Einstein .

Ernst Mach fit d'importantes découvertes et écrivit nombre d'ouvrages classiques sur la mécanique, la théorie de la chaleur, l'optique et l'acoustique . Professeur aux Universités de Gratz, en Autriche, puis de Prague en république Tchèque, il savait intéresser et s'attacher son auditoire . Tandis qu'il ne se reconnaissait aucun droit au titre de philosophe, il acceptait celui de spécialiste de la psychologie de la connaissance et de la méthodologie . En réalité, il formula un positivisme nouveau, différent de celui d'Auguste Comte, car il attribuait une égale importance aux faits psychiques et aux faits physiques .

Il cherchait à définir un point de vue entièrement indépendant de la métaphysique, à éliminer les hypothèses que ne peut contrôler l'expérience, à créer une épistémologie qui garantisse les prérogatives de l'empirisme, sans qu'intervienne aucune ontologie ( qui appartient à l'ordre de l'étant, c'est-à-dire à l'ordre de l'expérience ; s'oppose à la phénoménologie ; partie de la métaphysique qui traite de l'être, indépendamment de ses déterminations particulières) , qu'elle soit idéaliste ou matérialiste .

Essayant d'éviter, dans le domaine scientifique, les conceptions anthropomorphiques (tendances a attribuer aux choses des réactions liées aux activités humaines) , il regardait la causalité elle-même comme une survivance de la religion primitive, et ne voulait admettre que la relation fonctionnelle, comme on en use dans la terminologie mathématique . Pour lui, les lois de la nature ne faisaient que traduire les données de l'expérience, chaque jour vérifiées un peu plus . La conception habituelle des choses se trouvait remise en question par le fait que le langage n'a, pour les exprimer, que les mêmes mots, même quand elles changent . Pour lui, les choses se caractérisent comme des symboles de groupes ou de complexes de sensations, telles que les sons, couleurs, odeurs, pression, température, impressions temporelles et spatiales . Par suite, le moi [l'égo], pour autant qu'il est connaissable, se ramène à un faisceau de sensations changeantes, et aucune différente fondamentale entre le monde psychique et le monde physique ne peut s'établir .

Cependant, Ernst Mach insistait sur le fait qu'il n'y a pas d'actes isolés de percevoir, de sentir, de vouloir et de penser, et que la vie psychique est non seulement réceptive, mais active .
Il a exposé ses théories dans : Analyse des sensations [1886] et dans Connaissance et Erreur [1905] .

Dans ce dernier ouvrage, Ernst Mach analyse minutieusement , entre autres choses, les mécanismes qui conduisent l'être humain, le " Chercheur ! en particulier ", à manipuler consciemment, volontairement ou à son insu, sans en avoir conscience, les résultats de ses activités, donc à provoquer, à créer des erreurs .

Cordialement, bien à vous, Gerboise .

samedi 24 avril 2010

Propos sur les comportements concernant l'activité scientifique au cours des âges:Positions de certains savants et philosophes:René Descartes .

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René Descartes, 1596-1650.

René Descartes représente l'esprit d'une époque qui s'est débarrassée du principe d'autorité et des opinions conventionnelles .

Descartes, à la fois philosophe et mathématicien, invente une méthode en métaphysique (au-delà, au-dessus de la physique, abstrait) et ouvre des horizons scientifiques . Dans le Discours de la Méthode [1637], il définit l'intuition et la déduction et pose l'évidence de son existence comme critérium de la vérité .

Aussi grand savant que profond philosophe, René Descartes invente la géométrie analytique par l'application de l'algèbre à la géométrie ; pose les principes de la physique mécanique et du déterminisme biologique comme de la psycho-physiologie . Dans sa morale, qu'une mort prématurée ne lui a pas permis d'achever, il développe l'idée de générosité, fondement de la dignité humaine .

Les Règles de la Méthode .


" Le premier [précepte, commandement] était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle (à condition de s'y connaître, de savoir, d'être compétent) ; c'est-à-dire d'éviter soigneusement la précipitation ( avec irréflexion, en faisant " les choses ! à la va-vite " ) et la prévention (le parti pris, la partialité); et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute .

Le second, de diviser chacune des difficultés que j'examinerais, en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre .

Le troisième, de conduire par ordre mes pensées en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître pour monter peu à peu, comme par degrés, jusques à la connaissance des plus composés, et supposant même de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres .

Et le dernier
, de faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales que je fusse assuré de ne rien omettre ."

~Discours de la Méthode ~

Que de sages conseils, qui auraient dû être profitables à " la réflexion " concernant les causes du réchauffement climatique, et à d'autres problèmes aussi fondamentaux. Si "certains esprits " avaient été capables de " s'ouvrir " , et avaient été en situation de les connaître et ainsi, de les prendre en considération, au lieu de s'enfoncer dans des raisonnements futiles et des interprétations limitées . En ne mettant pas en corrélation , par exemple, les phénomènes tels que les éruptions gigantesques se déroulant dans les zones superficielles à la surface de notre Étoile : le Soleil !, et les variations climatiques en particulier, sur notre planète Terre .

Voici donc après les conseils de Michel de Montaigne , ceux de René Descartes, suivis la prochaine fois de ceux de Ernst Mach qui publia en 1905 : Connaissance et Erreur .

Ils sont tous précieux, car de différentes manières, chacun d'entre eux nous apporte un point de vue particulier qui va nous permettre de jauger les comportements de certains de nos concitoyens non épris de cet esprit d'authenticité, d'objectivité qui révèle un véritable " Homme de Science " digne de ce label [ ce qui marque, ce qui classe quelqu'un,ce qui le caractérise ; ici, au point de vue de la valeur morale et de l'éthique ] .

Cordialement, bien à vous tous, Gerboise .

vendredi 23 avril 2010

Propos sur les comportements concernant l'activité scientifique au cours des âges .Positions de certains savants et philosophes:Michel de Montaigne.





Ci-dessus Tycho Brahé, astronome Danois, 1546-1601, [dans son observatoire, Joan Blaeu, 1662].

Le roi Frédéric II de Danemark lui ayant octroyé en 1576 l'île de Hveen [Sund] pour y construire son laboratoire [ château d' Uraniborg] il consacra à l'observation les vingt années qu'il y passa .

Oui, 20 années d'observation et de réflexion , avant de prendre une décision définitive !

Et ceci à une époque où l'on pouvait perdre sa vie en proclamant les résultats de ses propres interprétations sur le Monde !

Ceci devrait faire réfléchir les tenants du réchauffement climatique anthropique qui se précipitèrent pour nous imposer leur croyance , sans prendre en considération les thèses contradictoires .

Tycho Brahé y abritait les instruments qu'il fabriquait lui-même pour mesurer la position des étoiles et des planètes . Pour parfaire leurs positions, il réalisait des instruments monumentaux, comme le quadrant mural que l'on peut observer sur l'image ci-dessus . Sur cette illustration , Tycho Brahé assis pointe son doigt vers une ouverture par laquelle il mesure la hauteur d'une étoile dans le ciel . Grâce à ses observations d'une très grande précision, il résolu sans aucune ambiguïté le conflit toujours latent entre les tenant du modèle copernicien de l'Univers et le modèle de Ptolémée .
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L'authenticité réelle de l'évidence ? Contrevérités, désinformation, manipulations de certains,qui sont indignes de vivre dans la collectivité humaine !

Michel Eyquem de Montaigne, 1533-1592 .

Alors que les gentilshommes ornaient habituellement leurs armoiries de devises grandiloquentes (avec emphase : avec exagération, ceux qui abusent des grands mots ou des effets faciles) , Montaigne écrivit simplement sous les siennes :

" Que sais-je ? " .

Il vécut en un temps de querelles incessantes entre théologiens, philosophes et savants, à une époque aussi sanglantes de guerres de religions . Pour lui, il combattit en faveur de la paix et de la tolérance, usant, pour ce propos, des armes de l'ironie et du scepticisme . Contre ce fanatisme, il fit appel à la pensée claire et à la raison réfléchie, et, par son talent littéraire, il réussit à communiquer à certains de ses contemporains, le goût de la sagesse et le sens de la mesure .

Ne serait-il pas indispensable, à notre époque, en ce moment, où certains esprits s'échauffent, au sujet du réchauffement climatique,et, également pour d'autres problèmes importants à résoudre, d'adopter cette sagesse et surtout le sens de la mesure, cette belle leçon que ce sage nous a intentionnellement léguée ?

Dans son livre, Les Essais, Michel de Montaigne tente de renverser les prétentions [de croire détenir seul la vérité] de tout dogmatisme et de tout fanatisme, en montrant la commune faiblesse des hommes .

Il déclare que l'infatuation ( le narcissisme,l'autosatisfaction , ces sentiments d' être trop pénétré de ses mérites, content de soi, prétentieux) et la suffisance ( cette croyance de quelqu'un,une personne qui a une trop haute idée d'elle-même et qui tranche sur tout et sans douter de rien) constituent la maladie caractéristique de l'homme qui, en fait, se révèle comme la plus fragile des créatures .

Mais sa manière d'exhorter à l'humilité n'a rien de commun avec celle des prédicateurs ; il met simplement l'accent sur le caractère personnel de ses vues et de ses expériences, et ne contraint point les autres à penser comme lui . Il étudie la civilisation d'Athènes et s'intéresse aussi à la vie des Indiens d'Amérique . A ceux qui pensent que l'univers entier n'est fait que pour la commodité et le service des humains, il n'oppose qu'un sourire . Mais, tout en rejetant la téléologie anthropocentrique et en refusant de croire à une vérité absolue, Michel de Montaigne est loin de nier les valeurs de la vie humaine, de la nature, des arts et des sciences .

La relativité des valeurs ne lui est pas une preuve qu'il n'existe ni valeurs, ni devoirs . La bienveillance envers ses semblables se présente à lui comme une valeur presque absolue .

Pour ces confessions que constitue son livre, Michel de Montaigne a créé un nouveau genre littéraire, l'essai .
Bien d'autres, depuis, l'ont utilisé, Bacon, Descartes, Locke, Rousseau, Voltaire ... ; jusqu'à nos jours il est demeuré populaire . Un des plus fervents lecteurs de Montaigne fut William Shakespeare ; Molière l'imita, et Laurence Sterne, et Anatole France et quantité d'autres .

Belle et profonde leçon, sans doute ?

Cordialement, bien à vous, Gerboise .